Atlas archéol. de la Tunisie, f° Mahdia, n
tous ses mouvements et surtout dans son ravitaillement. Quant à une grande bataille, il restait bien résolu à la refuser, s'il n'était pas tout à fait certain de la gagner.
C'est cette bataille que César souhaitait plus que jamais. A trois reprises, dans sa courte campagne d'Aggar', il l'offrit à Scipion, en déployant son armée devant lui. Il chercha aussi à l'y contraindre par des expéditions audacieuses, qui étaient des provocations et des menaces, en même temps que des moyens de se procurer des vivres.
Il y avait, lisons-nous dans le Dellum Africum\ une ville appelée Zêta, qui s'élevait du côté des camps de Scipion ^ et en était distante de 10 milles; elle se trouvait à 18 milles* du camp de César, d'où l'accès en était, par conséquent, moins facile. Scipion y envoya deux légions, afin d'y recueillir des vivres ^.
César, l'ayant appris par un déserteur, déplaça son camp : il l'établit sur une colline, où la position serait plus sûre qu'en plaine, et il y laissa des forces pour le garder^. Nous savons par ailleurs que ce nouveau camp était à environ 7 milles des camps de Scipion'. On peut en chercher l'emplacement sur une des hauteurs qui bordent la plaine, au Sud-Ouest d'Aggar^
Avec le reste de son armée, César sort à la quatrième veille ^ Il dépasse les camps ennemis et s'empare de Zêta. Il y prend deux chevaliers romains, dont l'un, grand ami de Scipion,