‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 15 sur 357 · B. c, 23, 3-5. Voir aussi Dion Cassius, XLI · texte numérisé non relu

B. c, 23, 3-5. Voir aussi Dion Cassius, XLI

2. B, c, 24, 1 : « ... biduique iter progressus ad flumen Bagradam pervenit. » La distance parcourue ayant été d'environ 110 kilomètres, on s'accorde pour corriger bidui en tridui. Voir, entre autres, Veith, l. c, p. 732-3.

3. B. c, 24, 1-2. Lucain, IV, 587-8. On sait (conf. t. Il, p. 143-4) que la Medjerda longeait alors le pied septentrional des collines qui ferment à l'Ouest la péninsule de Carthage. Veith [L c, p. 733) croit que Curion établit son camp sur la rive droite, à deux kilomètres à l'Ouest du village de la Sebbala.

.4. B. c, 24, 2. Voir aussi Lucain, IV, 589. Appien (II, 44) croit à tort que Curion conduisit toute son armée aux Castra Cornelia. 5. Voir t. III,' p. 219-220.

promontoire*, situé à l'Est d'Utique. De là à la ville, il y avait seulement trois kilomètres à vol d'oiseau, mais des marécages rendaient nécessaire un détour, qui triplait cette distance -. La position, facile à défendre du côté de la terre, assurait les communications avec la Sicile. Elle était bien pourvue d'eau, proche de salines, entourée d'arbres qui pouvaient fournir du bois; elle dominait des plaines, alors couvertes de blés^

Du promontoire, Curion et les siens voyaient Utique et le

camp de Varus, établi au Nord-Est de la cité, entre le rempart

et le théâtre, près d'une porte appelée porta Bellica''. Ils

voyaient aussi, sur les chemins de la campagne, une foule de

paysans, qui, effrayés de la venue des Césariens, allaient se

réfugier dans Utique, en emportant tout ce qu'ils voulaient

sauver. C'était une belle occasion de faire du butin. Curion

lança sa cavalerie sur ces gens. De son côté, Varus fit sortir de

la ville, pour les protéger, GOO cavaliers et 400 fantassins

numides, que Juba lui avait envoyés. Un combat s'engagea

entre les cavaliers. Les Africains cédèrent au premier choc;

120 d'entre eux furent tués, les autres s'enfuirent au camp de

Varus^ Cependant Curion, dont les vaisseaux de guerre étaient

arrivés devant Utique, fît enjoindre aux navires de commerce

qui se trouvaient dans le port, au nombre d'environ deux

cents, de lever l'ancre et de venir aussitôt mouiller aux Castra

Cornelia; sinon, il les traiterait en ennemis. Son ordre fut

exécuté sans retard, ce qui mit d'abondantes ressources à sa

disposition ^

De retour au camp du Bagrada, il fut salué imperalor par

1. Aujourd'hui entouré par les alluvions de la Medjerda, qui. ayant modifié son cours depuis l'époque de Curion, passe entre l'emplacement des Castra Cornelia et celui d'Utique.

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