‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 155 sur 357 · XLIII, 8, 1. Conf. Veith, p · texte numérisé non relu

XLIII, 8, 1. Conf. Veith, p

3. L. c. : ' Scipion et Juba entreprirent de fermer des deux côtés, avec des palissades et des fossés, l'ouverture de l'isthme. Tandis qu'ils y étaient occupés et que, chaque jour, le travail avançait, etc. » En réalité, dans l'isthme septentrional, le travail fut à peine commencé le 6 avril, par l'établissement d'un camp dans l'isthme méridional, où deux camps furent établis le 4 avril, on n'aura, disposé que du lendemain et des premières heures du surlendemain pour exé cuter des travaux de barraare.

camp numide'. Quant à Scipion, il se mit en route dans la nuit^, avec le reste de l'armée et les éléphants^ Il longea les rives méridionale et occidentale du lac, s'engagea dans l'isthme septentrional et, après avoir parcouru une trentaine de kilomètres depuis son départ, arriva, à l'aube du 6 avril ^ (7 février du calendrier rectifié), en un lieu distant de 1 500 pas du camp de César et de la redoute dont nous avons parlé °. Si l'on place le camp césarien à El Behira et la redoute à Dahret el Hafsa, il faut admettre que Scipion prit position sur la crête où s'élève le marabout de Sidi Zebidi^ Son camp dressé, il avait évidemment l'intention de commencer aussitôt les fortifications qui barreraient l'isthme.

Pourquoi fit-il choix d'un emplacement si proche de l'ennemi? Il aurait disposé de plus de temps pour établir son camp et se préparer à repousser une attaque, s'il s'était arrêté à l'entrée de l'isthme, comme il l'avait fait, deux jours auparavant, de l'autre

1. Plularque, l. c. Tite-Live, /. c. C'est par erreur que Florus (II, 13, 67) fait intervenir Juba dans la bataille. Il a cru que le roi avait accompagné ses éléphants. — On ignore si Labiénus resta avec Afranius, ou s'il se joignit à Scipion.

2. B. A., LXXX, 3 : « ilinere supra stagnum postero die [le lendemain du jour où Scipion a tenté de s'approcher de Thapsiis, et le surlendemain de l'arrivée de César devant celte ville : voir ibid., LXXX, 2] et nocte confecto ». Schneider (dans son édition) propose avec raison de supprimer et entre postero die et nocte. Il faut comprendre : « le jour suivant, de nuit, » c'est-à-dire le 6 avril, la nuit étant rattachée à la journée suivante. Cette solution est la seule qui s'accorde avec deux dates certaines : l'arrivée de César devant Thapsus, le 4 avril; la bataille,

le 6 avril.

3. Les emmena-l-il tous? ou en laissa-t-il à Juba, comme un passage de Dion (XLUl, 8, 1) pourrait le faire admettre? Dans ce dernier cas, le roi, quand il s'enfuit, aurait abandonné dans son camp ceux qu'on lui aurait laissés, car César paraît bien avoir capturé tous les éléphants dont ses ennemis disposaient, au nombre de 64.

4. Le Vlll des ides d'avril. Cette date est indiquée par les Fastes de Préneste (C. I. L., I, 2° édit., p. 235) : « C. Caesar G. f. in Africa regem [lubam] v[icit] -, ot par Ovide {Fastes, IV, 379-380) :

... illa dics Lib)'cis qua Caesar in oris Perfida magnanimi contudit arma lubae.

5. B. A., LXX.K, 3 : « non longe a caslris praesidioque, quod supra commemoravi, MD passibus ». Goof. Plutarque, César, 53 : Scipion commence un camp près de la ville de Thapsus.

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