‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 154 sur 357 · Per superiora loca » : B. A., LXXIX · texte numérisé non relu

Per superiora loca » : B. A., LXXIX

10. Comme l'exigeait l'étroitesse de l'espace s'étendant entre la mer et le lac (actuellement 4 kilomètres, en ce lieu situé à 12 kilomètres au Sud de Thapsus). et comme l'indique Plutarque {César, 53).

11. B. A., LXXIX, 3 : « Scipio... milia passuum VIII a Thapso binis castris con-

Le lendemain, Scipion pénétra dans l'isthme, avec l'intention d'introduire dans Thapsus des troupes qui renforceraient la garnison et lui permettraient de tenir plus longtemps. Mais la redoute qu'il trouva en travers de son chemin l'arrêta et il retourna en arrière*. Les précautions de César avaient été efficaces : il pouvait continuer ses travaux d'investissement, compléter probablement aussi le système de fortifications qui, entre Thapsus et le lac, lui permettrait de barrer le passage entre les deux isthmes.

Etant revenu à son camp, Scipion commença l'exécution du plan que, très vraisemblablement, il avait conçu, — ou qu'on lui avait conseillé, — dès la veille, plan que l'auteur du Dellum Africum n'indique pas, mais que Dion Cassius^ nous fait connaître : bloquer César, en fermant chacun des deux isthmes par un fossé et un retranchement. Au Sud, c'était facile : il suffisait de relier les deux camps entre eux et, d'une part, au lac, d'autre part, à la mer. Le travail fut-il commencé, soit ce jour-là même, soit dans la matinée du lendemain? Dion s'exprime^ de manière à nous permettre de le croire. Une longue marche était nécessaire pour atteindre, sur l'isthme septentrional, le lieu où l'on établirait le second barrage.

Le consulaire Afranius et Juba, gardant une partie des troupes, restèrent l'un dans le camp romain, l'autre dans le

sedit. » Ibid., LXXXV, 4-5 : meation des deux camps, le camp romain et les regia castra. Mentions du camp de Juba dans Tite-Live, Epit. l. CXIV; Dion, XLIII, 8, 3; Plutarque, L c. ; Paul Orose, VI, 16, 3. Le camp romain était à TOuest du camp numide, puisque des fuyards, venant de l'Ouest, atteignirent d'abord le premier, puis le second : B. A., LXXXV, 4-5. Voir Veith, p. 836.

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