‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 159 sur 357 · Veith, p. 885, n · texte numérisé non relu

Veith, p. 885, n

■encadrées par ses vieux soldats (l'auteur du Bellum Africum ne le dit pas). La V° légion, instruite à combattre les éléphants ', fut divisée en deux groupes de cinq cohortes chacun : corps placés auprès des extrémités de la masse que formaient les autres légions, mais en retrait^, ayant vraisemblablement devant eux des archers et des frondeurs % qui allaient avoir à commencer la lutte contre les éléphants^. La cavalerie, mêlée d'infanterie légère^, ne pouvait être qu'aux deux bouts, jusqu'à la mer et au lac. L'armée étant ainsi rangée, César, à pied, parcourut les rangs, exhortant vétérans et conscrits à faire leur devoir ^

Pendant ce temps, l'agitation est très grande du côté des ennemis. Ce sont des allées et venues entre les lignes da bataille et le camp, dont Scipion n'a pas suspendu les travaux'. L'arrivée si prompte de César cause évidemment du désarroi, beaucoup de gens ignorant ce qu'ils ont à faire et recevant des ordres contradictoires. Les Césariens, témoins de cette confusion, l'attribuent à la peur. Dans l'escorte du dictateur, on le supplie de ne pas tarder à donner le signal du combat, car la victoire n'est pas douteuse. Mais il n'en veut rien faire ^ Pourquoi? Le passage du Bellum Africum qui indiquait le motif de ce refus^ n'offre pas un sens clair, sans doute parce qu'il est altéré, et les diverses explications proposées par des érudits sont peu convaincantes*".

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