Ibid., LXXXII
9. • Caesare... résistante sibique eruptione pugnari non placere clamitante ».
10. Entre autres hypothèses, on a supposé que César désirait attendre que ses Taisseaux fussent arrivés au delà de l'ennemi. Mais ce n'est certainement pas ce
Tout à coup, à droite', un trompette sonne la charge, contraint par les soldats. Alors toutes les cohortes s'ébranlent, malgré les efforts des centurions, qui se jettent devant leurs hommes, pour les empêcher de s'avancer sans en avoir reçu l'ordre^ César, voyant que toute résistance est désormais impossible, donne pour mot de ralliement Félicitas^ monte à cheval et se dirige vers l'ennemie D'aucuns, écrit Plutarque*, prétendent qu'il n'assista pas à la bataille; au moment où il rangeait son armée, il aurait eu une attaque d'épilepsie, et, avant de perdre tout sentiment, il se serait fait transporter dans une tour voisine. Mais il n'y a pas lieu, semble-t-il, de s'arrêter à cette assertion, contredite par les détails donnés dans le Bellmn Africum.
A droite, les frondeurs et les archers criblent les éléphants de pierres et de flèches ^ Affolées*^, ces bêtes se retournent, écrasent les fantassins placés derrière elles en rangs serrés, et se précipitent vers les portes, à demi construites du camp. Les cavaliers indigènes qui devaient les soutenir prennent aussi la fuite. Les légions césariennes tournent promptement les éléphants et s'emparent du camp, inachevé et indéfendable; les rares ennemis qui résistent sont tués, les autres s'enfuient'.
A gauche, les vétérans de la V^ légion eurent des occasions de faire preuve de leur courage, car les éléphants se compor-
motif qu'indiquait l'auteur du Bellum Africum. Veith (p. 840-3, 877-8) et, après lui, Holmes (p. 268 et 532) croient que la marche, gênée près du lac par le terrain marécageux, avait été plus lente à gauche qu'à droite; que, par conséquent, les troupes n'étaient pas encore toutes rangées h môme hauteur : César aurait voulu que son front fût tout à fait rectiligne. Opinion contestable, car il est à croire que l'ordre de bataille était détlnitivemeul formé quand le dictateur parcourut les rangs à pied, exhortant ses soldats (Langhammer, dans Klio, XVII, 1920, p. 103).