Veith, p
6. Paul Orose (VI, 16, 3) dit à tort : (Caesar) « apud Thapsum cum luba et Scipione pugnavit. »
7. Pour Juba, v. supra, à la note 2. Pour Afranius, voir Appien, II, 97; il parait «'être rendu à Utique : voir JS. A., XCV, 1, et infra, p. 143.
quelque cavalier, accourant à bride- abattue : celle du désastre de Scipion*.
Les Césariens avaient déjà évacué le camp d'Afranius et étaient dans Je camp numide, en train de le piller^, quand les troupes fugitives de Scipion vinrent presque se heurter à eux. Perdant tout espoir, elles se retirèrent sur une colline voisine* et mirent bas les armes, faisant le salut militaire d'usage pour montrer qu'elles se rendaient. Cela ne servit de rien à ces malheureux. Les vétérans de César se vengèrent sur eux des fatigues, des souffrances,. des dangers d'une guerre interminable. Fous de colère, ils ne consentirent pas à faire quartier. Ils blessèrent même ou tuèrent des gens de qualité de leur propre armée, qu'ils accusaient d'être responsables de ces maux. Beaucoup de chevaliers et de sénateurs durent s'écarter, pour ne pas être victimes d'une soldatesque sourde aux prières, comme aux ordres. Sous les 3'eux de César, qui ne put l'arrêter, elle massacra jusqu'au dernier les ennemis désarmés qu'elle avait devant elle^
Selon Appien^, les armées réunies de Scipion et de Juba auraient compté ensemble 80 000 hommes environ, chiffre peut-être exact. Elles en auraient perdu 50 000, au dire de Plutarque^ Mais le chiffre indiqué dans le Bellum Africum\ 10 000 morts, est beaucoup plus vraisemblable. Les Césariens n'auraient eu que 50 morts* : ce qui n'est pas impossible, car
1. Dion prétend même que Juba s'enfuit parce qu'il vit ce désastre (v. supra, p. 134, n. 2). Il y a là une forte bévue. 11 était naturellement impossible au roi de voir ce qui se passait à une douzaine de kilomètres, à vol d'oiseau, du camp qu'il occupait.