LXXXVI, i
8. B. A., ibid. Plularque, l. c. : * pas même cinquante morts »
13G .IL'LES CÉSAH ET L'APRIQUE.
ils n'eurent guère affaire qu'à des fuyards ou à des gens désarmés. Appien* se trompe quand il affirme que la bataille fut très dure, avec des péripéties diverses, que la victoire ne fut complète qu'après la tombée de la nuit^.
Les défenseurs de Thapsus avaient tenté une sortie au cours de la journée. Passant par la porte maritime, puis par la mer, en s'enfonçant dans l'eau jusqu'au nombril, ils avaient longé l'isthme septentrional^ et tenté d'atteindre le rivage au delà des retranchements de César, qui, nous l'avons dit*, venaient rejoindre le littoral. Mais, par une grêle de pierres et de traits, des valets et des esclaves, accourus du camp% les avaient empêchés d'exécuter leur projet^ Cet épisode aurait eu lieu, selon le journal, pendant la bataille de J'isthme septentrional, et notre auteur se demande si les soldats de Vergilius voulaient participer à l'action, ou bien s'ils ne désiraient pas s'enfuir en abandonnant la ville; la seconde hypothèse est pourtant inadmissible si cette bataille durait encore, puisque c'eût été aller se heurter à l'armée césarienne. Comme ce furent des valets et des esclaves qui intervinrent, il convient d'admettre que les deux légions d'Asprénas n'étaient plus au camp''. Peut-être marchaient-elles alors avec César vers les camps d'Afranius et de Juba, la bataille contre Scipion étant terminée. La garnison
2. Après le massacre des fuyards, à l'entrée de l'isthme oriental, César et les siens revinrent vers Thapsus, par une marche d'une douzaine de kilomètres, et ce fut sans doute avant la tombée de la nuit [avant cinq heures et demie du soir] qu'ils offrirent aux Thapsitains le spectacle des éléphants capturés dans la journée.
3. Puisque l'auteur du Bellum Africuin se demande s'ils n'avaient pas l'intention de participer à la bataille que soutenait Scipion. Ils passèrent donc entre le rivage et une île longue et étroite qui s'étend au Nord-Ouest du cap.
5. B. A., LXXXV, 2 : « a servitiis puerisque, qui in castris erant, lapidibus pilisque prohibiti ». Si le camp occupait le double mamelon d'El Behira, il était à 800 mètres au moins du littoral.