‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 17 sur 357 · Bell, nu., II · texte numérisé non relu

Bell, nu., II

6. Il n'est pas impossible que des dysenteries causées par la cbaleur aient été imputées à un empoisonnement de l'eau.

7. Gomme le prouve la position du ravin qui se trouvait entre les deux armées : voir plus loin.

L'AFRIQUE AUX POMPÉIENS. Ifi

la poursuite et à se réfugier dans la ville, beaucoup de fantassins périssent'.

Dans la nuit, deux centurions et vingt-deux de leurs hommes désertèrent et se rendirent auprès d'Attius Yarus. Ils lui affirmèrent que les soldats de Curion étaient tous disposés à abandonner leur général : si les deux armées étaient mises en présence, il serait aisé de provoquer cette défection. Yarus se laissa convaincre et, le jour suivant, il sortit avec ses légions. Curion en fit autant". Ils rangèrent leurs troupes de chaque côté d'un ravin assez étroit, aux bords escarpés, à fond plat, qui s'allongeait au Sud-Est de la ville, à environ 600 mètres au Sud du camp des Pompéiens ^

Sex. Quintilius Varus, questeur, qui se trouvait à Corfinium avec Domitius Ahénobarbus et que César avait laissé partir après la capitulation, était passé en Afrique. Se portant çà et là le long de la Kerge, il conjure ses anciens compagnons de se souvenir du serment qu'ils ont prêté à Domitius et à lui-même; il leur promet de belles récompenses, s'ils se séparent de ces gens qui les emploient, tout en les méprisant. Mais il ne reçoit pas de réponse. Les deux généraux ramènent leurs soldats au camp '*.

Quoiqu'ils aient résisté à l'appel de Quintilius, les légionnaires de Curion sont profondément troublés. Dans le camp, c'est une grande agitation, avec des discussions violentes, et aussi une vive inquiétude : les rumeurs les plus alarmantes circulent".

Le propréteur juge nécessaire de réunir un conseil de guerre. Les uns sont d'avis de ne pas laisser la crise se prolonger : il

Page 1