Ibid
5. B. A., XGV, 1. Us auraient été 1 000, d'après un manuscrit.
6. LXXXVIl, 1. Elle est appelée $apà dans les manuscrits de Strabon, XVII, 3, 12.
7. Gomme l'indique M. Poinssot, G. r. Acad. Inscr., 1927, p. 64.
celle que des documents plus récents nommant Pheradi Maius : elle était située à une cinquantaine de kilomètres au Nord- Nord-Ouest d'Hadrumète, un peu en arrière du golfe d'Hammamet'. Comme la victoire de César y était déjà connue, on refusa de recevoir ces fuyards. Ils s'emparèrent alors de la ville, dressèrent au milieu de la place un vaste bûcher, y entassèrent tout ce qui appartenait à la population, y mirent le feu, puis ils jetèrent dans les flammes tous les habitants, hommes, femmes, enfants ^
Quand ils furent arrivés auprès d'Utique (probablement le
10 avril), des discussions s'élevèrent sur ce qu'ils avaient à faire : les uns voulaient rejoindre Juba; d'autres, se placer sous les ordres de Caton; d'autres craignaient les gens d'Utique, qu'on savait favorables à César. Trois d'entre eux se présentent à Caton, qui, escorté des membres du Sénat, sort des murs et a une entrevue avec les officiers de cette troupe.
11 les prie, — et ses compagnons unissent leurs supplications à ses instances, — d'entrer dans Utique et de contribuer à la défendre. Tandis que les officiers vont parler à leurs hommes, Caton et les sénateurs, assis sur une butte, attendent la réponse ^
Cependant, on vient annoncer que les Trois-Cents excitent des troubles dans la ville. Caton les fait prier de patienter un peu avant de prendre une résolution et il cherche à rassurer les sénateurs, qui pleurent et gémissent.
La réponse des cavaliers arrive enfin : ils acceptent de servir sous Caton, mais ils lui demandent de chasser ou de massacrer tous les habitants indigènes d'Utique, qui, enfermés avec eux dans la ville, la livreraient à l'ennemi. Caton, quoiqu'il trouve ces exigences beaucoup trop dures, se borne à déclarer d'un