Ibid., XLllI, 13, 2; conf. XLIII
6. Pour Ligarius, auquel César avait accordé la vie (supra, p. 148), voir Cicéron, Pro Ligario, 4, 11, et 5, 13; conf. le même, Adfam., VI, 13 et 14.
IbO JULES CESAR ET L AFRIQUE.
qués; aucun ne paraît avoir été mis à mort sur son ordre formel'.
Lucius César, qui, dans diverses circonstances, lui avait témoigné une haine violente-, mais auquel il avait accordé la vie, disparut bientôt d'une manière assez mystérieuse. Le dictateur aurait décidé de le juger; puis, craignant d'avoir à le condamner, il l'aurait fait périr sec^ètement^ A la nouvelle de cette mort, certains ne doutèrent pas qu'il n'en fût responsable*; d'autres crurent, ou feignirent de croire qu'il ne l'avait pas ordonnée^
Faustus Sylla et Afranius s'étaient joints, on s'en souvient*, aux cavaliers qui étaient partis d'Utique pour se rendre en Numidie; de là, par la Maurétanie, ils comptaient passer en Espagne. Le hasard les amena sur le chemin de Sittius, qui allait vers César'. Le condottiere leur tendit une embuscade, qui eut un plein succès : presque tous les cavaliers furent tués ou faits prisonniers*. Amenés à César par Sittius, Faustus et Afranius furent, quelques jours plus tard, massacrés par des soldats, dans une sorte d'émeute, selon l'auteur du Bellum Africum^. César fut-il tout à fait étranger à cette exécution sommaire"? Il ne fit aucun mal à la femme de Faustus, Pompéia, et à ses enfants, et leur laissa leur fortune''.
Scipion, qui, après la bataille de Thapsus, avait pu s'embar-
1. Selon Paul Orose (VT, 16, H), il aurait fait périr le fils de Pétréius.