‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 181 sur 357 · XGV, 3 : « dissensione in exercilu orta · texte numérisé non relu

XGV, 3 : « dissensione in exercilu orta

10. Comme d'aucuns le crurent : Suétone, L c. Selon d'autres, ce fut César qui ordonna la mort de Faustus et d'Afraniuc : Dion, XLIII, 12, 3; Florus, 11, 13, 90; De viris illustr., 78; Paul Orose, VI, 16, 5; Eutrope, VI, 23, 2 (pour Faustus).

11. B. A., XCV, 3. Appien (II, 100) dit que César renvoya Pompéia avec ses enfants à son frère Gnœus Pompée. Florus (/. c) affirme par erreur qu'il les fit périr; voir aussi Paul Orose, l. c.

quer', chercha à gagner l'Espagne par mer, avec quelques sénateurs. Il disposait d'une douzaine de bâtiments, armés ou non^. Une tempête le contraignit à se réfugier dans le port d'Hippone, où, par malheur, il trouva la flotte de Sittius. Celle-ci entoura et coula les vaisseaux, et Scipion périt en même temps que ses compagnons^ Il eut, avant de mourir, un mot digne d'un vieux Romain. Voyant que son navire était envahi, il se frappa de son épée; comme les ennemis, qui ne le connaissaient pas, lui demandaient où était Vimperator, il leur répondit : « h'imperafor se porte bien*^ », et il se jeta à la mer^

D'autres furent plus favorisés par la fortune et atteignirent l'Espagne, où, avec Gnœus Pompée^ ils allaient recommencer la guerre : Sextus Pompée, Labiénus, Attius Varus, qui put sauver sa flotte^

Juba, accompagné de Pétréius, s'était caché quelque temps dans des fermes. Marchant de nuit, il arriva enfin devant sa capitale, Zama, qu'il avait munie de grands ouvrages de défense et où il avait laissé ses femmes, ses enfants et de grosses sommes d'argent. Les habitants, instruits de sa défaite, lui interdirent d'entrer. Quand il était parti en campagne, il avait fait dresser, au milieu de la place publique, un immense bûcher, annonçant que, s'il était vaincu, il y ferait brûler toutes ses richesses, toute la population de la ville, enfin lui-même avec les siens : apparemment, le despote africain se souvenait que d'illustres monarques orientaux avaient voulu terminer

i. Plutarque, Caton, 60 {v. supra, p. 140). Gonf. Dion, XLHI, 9, 5.

2. B. A., XGVI, 1 : « navibus longis ». Appien (H, 97) dit, au contraire : « douze vaisseaux non armés ■-.

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