‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 183 sur 357 · B. A., XGI · texte numérisé non relu

B. A., XGI

3. Florus, il, i3, 69 (dans le palais de Juba, dit-il). Voir aussi Ampélius, 38; Appien, il, 100 et 101.

4. Tite-Live, fipii. /. LXXXVIII. Valère-Maxime, VI, 8, 2. Paul Orose, V, 21, 8-9.

5. Us se seraient entre-lués : Sénèque le Rhéteur, Suasor,, Vil, 14; Sénèque le Philosophe, De provid., II, 10; Dion, XLlll, 8, 4; Appien, II, 100 (d'après le même auteur, II, 101, Pétréius se serait suicidé). — Pétréius, après avoir tué Juba, se serait tué lui-même : Tite-Live, Ef,it. l. CXIV {v. infra); Florus, II, 13, 09. — Chacun d'eux se serait lue : Eulrope, VI, 23, 2. — Juba se serait fait tuer : Ampélius, 38. 11 se serait fait luer par un homme qu'il aurait payé pour cette besogne; Pétréius se serait percé de la même épée : Paul Orose, VI, 16, 4.

0. B. A., XCIV, où, — du moins, d'après le texte qui nous est parvenu, —Juba tue Pétréius et se fait tuer ensuite. On lit, au contraire, dans l'abrégé de Tite- Live (L CXIV) : « Petreius lubam seque interfecit »; conf. Florus, l. c.

de Zama se hâtèrent d'en informer César, en les priant de leur envoyer du secours, car ils craignaient que Juba ne les attaquât. Le dictateur félicita les députés ; il les invita à retourner chez eux età annoncer sa prochaine venue. Le lendemain, il sortit d'Utique avec sa cavalerie. Pendant sa marche, des officiers des troupes royales vinrent implorer son pardon, qu'il leur accorda, et, quand il eut atteint la capitale numide, ce furent tous les cavaliers du roi qui se présentèrent à lui, confiants dans sa clémence'.

Il récompensa la population de Zama pour sa conduite envers Juba. Il fit vendre aux enchères publiques les biens de ce prince et ceux des citoyens romains, domiciliés dans la ville, qui avaient porté les armes contre lui. Il réduisit le royaume en province et y laissa Salluste en qualité de proconsul^.

Puis il retourna à Utique^ Là aussi, il prit quelques mesures cpntre des hommes ou des cités qui' s'étaient mis du côté de ses ennemis : confiscations de biens, amendes. Les villes libres de Thapsus et d'Hadrumète durent payer deux millions et trois millions de sesterces; le corps des citoyens romains établis dans chacune de ces deux villes, trois millions et cinq millions. L'amende infligée à Thysdrus, ville peu importante, consista en une certaine quantité de blé*. La ville de Leptis, entre les deux Syrtes% s'était laissé entraîner par des gens influents dans une alliance avec Juba, son ancien ennemi ^i elle lui avait fourni armes, argent et troupes^ César la châtia très durement, en lui imposant une prestation de trois millions de livres d'huile par an^

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