‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 194 sur 357 · Pline l'Ancien, V, 25. Appien, IV. 53. Dion, XLIII · texte numérisé non relu

Pline l'Ancien, V, 25. Appien, IV. 53. Dion, XLIII

4. La distinction de VAfrica vêtus et de VAfrica nova subsista dans le cadastre voir des bornes dressées sous Vespasien : C. I. L., VIII, 2.3084, 25860, 25967; Bull, arehéol. du Comit'', 1911, p. 402-4. Pline (V, 25) s'exprime comme si ces deux provinces existaient encore de son temps. UAfrica nova était mentionnée dans des documents dont Ptolémée a fait usage : v. infra, à la note 6.

5. Pseudo-Cicéron, Invective contre Salluste, 7, 19 : • hoc [c'est-à-dire Salluste] Africam iuteriorem optinenle •>. On a proposé de corriger inferiorem, ce qui n'est peut-être pas nécessaire.

6. Dion (XLVIII, 22, 2; LUI, 12, 4) appelle les deux provinces 'Appix/, el Noj(i;ô.a. Voir aussi Appien, IV, 53. Pour l'emploi des termes Numidia et Africa sur la carte d'A»rippa et dans Pline, u. supra, p. 159, n. 6 et 7. Ptolémée (IV, 3, 6, p. 637, édit. Millier) mentionne tT|V Novfji'.Siav tv xal Nc'av imxoyiai'/, ce qu'ailleurs (IV, 3, 7, p. 643), il abrège incorrectement NojjjLiSia Nîa. Du reste, il place par erreur dans cetie province des villes qui étaient en dehors de VAfrica nova.

qu'à l'entrée de la petite Syrte, près de la ville de Thaenae*. Du côté opposé, la province nouvelle était séparée du territoire des Sittiens par une ligne qui passait à l'Ouest d'Hippone', à l'Ouest et au Sud-Ouest de Calama (Guelma'), Nous ignorons jusqu'où elle s'avançait au Sud, entre l'extrémité Sud-Est du territoire des Sittiens et la petite Syrte : peut-être la frontière ne fut-elle pas fixée avec précision*; en fait, les Gétules nomades qui vivaient dans les plaines du Sud-Est de l'Algérie et du Sud de la Tunisie, restèrent presque indépendants.

On sait que les rois numides étaient maîtres du littoral des Syrtes, à l'exception du territoire de Leptis la Grande, cité alliée de Rome depuis la guerre de Jugurtha^ Cette ville s'était fort compromise avec les ennemis de César, qui, à la fin de la guerre, lui imposa un tribut très lourde II n'est pas probable qu'il lui ait laissé sa complète indépendance. Quant aux possessions de Juba sur ces côtes, elles durent partager le sort du reste de son royaume. Il faudrait en conclure qu'elles furent rattachées à VAfrica nova. Ce qui nous fait hésiter à l'admettre, c'est la grosse erreur de Salluste'' au sujet des Autels des Philènes, qu'il place à l'Ouest de Leptis, et non pas, comme il convenait, au fond de la grande Syrte ^ Si l'Africa nova s'était avancée jusqu'aux Autels, qui lui auraient servi de limite, comment Salluste, gouverneur de la province, l'aurait-il ignoré?

On pourrait se demander si la région syrtique ne fut pas jointe à VAfrica vêtus. L'auteur copié par Pomponius Méla^

1. Pline, V, 25. Inscriptions mentionnées p. 162, n. 4. Voir t. III, p. 327-8; t. Vil. p. 9.

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