‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 197 sur 357 · Voir t. V, p · texte numérisé non relu

Voir t. V, p

ti. Dion, XLIII, 9, 2-3. Pseudo-Gicéron, Invective contre Salluste, 7, 19. 7. Pseudo-Gicéron, l. c.

ces latifundia que nous retrouverons à l'époque impériale dans la contrée dont César avait fait la province d'Africa nova^. Peut-être est-ce lors de la vente de ces terres par l'État que fut rédigé le règlement d'exploitation des domaines appelé lex AJanciana^ : nous étudierons plus tard cet important document.

Une partie des terres confisquées furent-elles, aussitôt après la conquête, distribuées par petits lots à des citoyens, vétérans ou autres, de manière à fixer en Numidie de nombreux Romains? On n'en a pas la preuve. Sous l'Empire, nous constatons, dans la Tunisie centrale, l'existence de groupes de citoyens romains, propriétaires fonciers : groupes qui étaient rattachés à la colonie de Carthage*. Mais cette organisation ne peut remonter à une époque oîi le centre de la Tunisie et Carthage, ressuscitée en 44, appartenaient à deux provinces différentes, VAfrica nova et YAfrica vêtus''.

Si Jules César fonda des colonies en Numidie, elles portèrent en l'honneur de leur fondateur le nom de Iulia. Mais, après lui, Auguste, Tibère et Caligula furent aussi des lulii'^ : ce put être à l'un de ces princes, et non au dictateur, que des coloniae Iuliae durent leur naissance. Ajoutons qu'une colonie qualifiée de Iulia n'a pas été nécessairement fondée par un Iulius : elle a pu succéder à un municipium [ulium, qu'un Iulius aurait constitué et dont elle aurait conservé le nom^

t. Pour ces hypothèses, voir t. V, p. 208-9.

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