Lucain, IV
5. A peu près en face du haras de Sidi Tabet : voir Veith, l. c, p. 737, et sa ■carte, pi. 16, qui est également à consulter pour la suite du récit. Les Commentaires n'indiquent pas avec précision oii était le camp établi par Saburra • ad flumen Bagradam » (38, 3). Mais le contexte prouve qu'il se trouvait à plus de <6 milles et à moins de 16 des Castra Cornelia (39, 1, et 41, 1),
droite du fleuve ' : un gué ^, peut-être même un pont\ assurait le passage.
Au commencement de la nuit, Curion envoie ses cavaliers contre le seul camp ennemi qu'il connaisse, celui qu'occupe Saburra. Ils se jettent sur les Numides, qui n'ont pris aucune précaution et qu'ils surprennent dans leur sommeil. Ils en tuent un bon nombre, en prennent quelques-uns, en mettent beaucoup d'autres en fuite. Puis ils reviennent vers Curion^.
Le général ne les a pas attendus. Une sorte de fièvre le presse d'en finir avec les Numides, avant qu'ils ne rejoignent Varus. A la quatrième veille (vers trois heures du matin) % il emmène toutes ses forces, sauf cinq cohortes qu'il laisse à la garde du camp. Cette marche de nuit échappera sans doute à Varus, qui n'interviendra pas pour soutenir ses alliés*^; elle sera moins pénible qu'une marche sous le soleil de juin.
Curion suit un dos de hauteurs qui s'étend du Nord au Sud jusqu'à environ sept milles de son camp \ Au bout de six
1. Veith, p. 7.S8-9. Cela n'est pas indiqué dans les textes. Selon le récit, en grande partie inexact, d'Appien (II, 45), le fleuve était occupé par Saburra et par le roi; ils l'auraient franchi [de la rive droite sur la rive gauche], quand ils auraient vu Curion, qui s'était avancé contre eux, battre en retraite vers des collines. Selon Lucain (IV, 723), Juba aurait dissimulé son armée dans une vallée creuse :
Ipse cava regni viros in vallo retentat. Cette vallée devait être à droite de la Medjerda, sur le côté occidental du djebel Ahmar.
2. Au lieu appelé Kahoua ed Donadji, à 4 kilomètres au N.-E. de Djedeida.