C. /. L., VIII
à proximité de Carpis. Très probablement, cette colonie et celle d'Hippo Diarrhytus doivent être attribuées au dictateur.
A Hippo, à Clupea et peut-être ailleurs, les colonies que nous venons de mentionner furent établies auprès de centres de population anciens, qui ne se fondirent pas avec elles. Auguste constitua des oppida libéra^ des communes pérégrines autonomes, à Curubis et à Clupea*, et nous savons par des monnaies qu'il y avait une commune libre à Hippo Diarrhytus sous Auguste et Tibère^. Auguste créa un autre oppidum liberum à Neapolis^ (près de Nabeul), à la base de la péninsule du cap Bon, à l'entrée du golfe d'Hammamet. La colonia lulia Neapolis'', fondée au même lieu, ne date pas de son règne, pour les raisons que nous avons indiquées à propos d'Hippo et de Carpis. Nous pouvons croire qu'elle est, elle aussi, une colonie césarienne.
On a des raisons assez sérieuses pour admettre des colonies juliennes à Hadrumète (Sousse) et à Thysdrus (El Djem), auprès de communes pérégrines autonomes, d'o/'pida libéra, qu'Auguste rétablit ou constitua^ Il est possible que, sur des tuiles trouvées à Sousse, les trois lettres CIH signifient c{olonià) I{ulia) H{adrumetinay . Mais cela n'est pas certain et, si Hadru-
1. Liste copiée par Pline l'Ancien, V, 24. Une table de patronat (C /. L., VIII, 10525) mentionne le sénat, le peuple et les sufèles d'une cilé dont le nom commençait par les lettres Car... et qui était probaiilement Curubis. Cette inscription date peut-être seulement de l'an 1 de notre ère, et non. comme on l'a cru, de l'époque de Jules César (voir t. VII, p. 56, n. 7, d'après Barthel) : elle ne contredit donc pas l'indication de Pline attestant la constitution sous Auguste d'un oppidum liberum à Curubis.
2. îAùlier, Numism., Il, p. 167; Renault, Bull, archéol. du Comité, 1897, p. 250; Dessau, Klio, VIII, 1908, p. 459. Dans Pline (V, 23), Hippo Diarrhytus est simplement qualitlé d'oppidum. De même Carpis (V, 24).