Pline, V
4. C. /. L., VUI, 968 (inscription du m" siècle) : « col(onia) lul(ia) Neap(olis) ». Neapolis est qualidée de colonie par Ptolemée, IV, 3, 2, p. 621.
5. Pour Hadrumète, v. supra, p. 171. Pour Thysdrus, voir Pline, V, "0 : « (oppidum liberum) Tu.sdrilanum ».
6. Héron de Villefosse, Bull, de Sousse, III. 1905, p. 200. Cagnat, Rev. épigr., 1, 1913, p. 9-10. Leynaud, Les catacombes africaines, 2* édit. (1922), p. 222.
mète' fui vraiment une colonia fulia, il y a lieu de s'étonner^ que ce nom ait été omis sur une inscription^ où elle est longuement appelée colonia Concordia Ulpia Traiana Augusta Frugifera Hadrumelina', il est vrai que Concordia rappelle la colonie césarienne Iulia Concordia Karthago et d'autres colonies juliennes*. Sur une monnaie frappée en ce lieu^ au temps d'Auguste ou de Tibère, on lit les noms de deux duumvirs®, par conséquent de deux magistrats d'une commune romaine : il s'agit, soit d'un municipe qui aurait succédé à la cité pérégrine après la rédaction de la liste copiée par Pline, soit de cette colonia Iulia, qui aurait été fondée on ne sait quand, mais aune époque excluant son insertion dans la liste, avant Octave-Auguste, ou bien vers la fin de son règne', ou encore sous Tibère. Une inscription de Rome* prouve que le nom de lulia fut attaché à celui de Thysdrus. Il s'appliquait, non pas à un municipe, qui ne fut constitué que sous Septime Sévère par la transformation de la civitas libéra^, mais à une colonie, qui existait certainement en ce lieu aux iiMii^ siècles *", et qui était sans doute bien plus ancienne. Elle appartenait à la tribu Galeria^^ qu'on ne rencontre pas ailleurs, je crois, dans les
1. Où une colonie existait certainement au début du second siècle : Ptolémée, IV, 3, 2, p. 622.
2. Gomme le remarque M. Dessau, au C. /. L., VIII, p. 2319 (en bas).