‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 23 sur 357 · Ce que remarque M. Ferrabino, l. c, p · texte numérisé non relu

Ce que remarque M. Ferrabino, l. c, p

7. Pour ces hauteurs, voir Veith, p. 738 et carte 16. Conf. Lucain, IV, 739-740.

milles, il rencontre ses cavaliers, retournant par le même chemin vers les Castra Cornelia, et apprend d'eux ce qui s'est passé. Les prisonniers qu'il interroge, pour savoir qui commande dans leur camp, répondent que c'est Saburra. Il ne cherche pas à en savoir davantage; s'adressant à ses soldats, il leur dit que ce renseignement confirme les avis des transfuges : le roi est loin; il n'y a là que quelques troupes, qui n'ont pu résister à une poignée de cavaliers et qu'il sera facile d'achever.

Il ffiit accélérer la marche, pour tomber sur les Numides avant qu'ils ne soient remis de leur terreur; il ordonne aux cavaliers de venir avec lui. Mais ceux-ci, qui sont en route depuis le début de la nuit, ont peine à suivre ; beaucoup s'arrêtent, épuisés, à mesure que l'infanterie s'avance'.

Dès qu'il a été informé de l'attaque de la cavalerie césarienne, Juba a envoyé à son lieutenant 2 000 cavaliers espagnols et gaulois, qui forment sa garde du corps, et ceux de ses fantassins qu'il juge les meilleurs. Lui-même suit plus lentement, avec le reste de son armée et GO éléphants. Saburra, supposant que les gens qui ont envahi son camp ne forment qu'une avant-garde, met de l'ordre dans ses troupes et les fait reculer peu à peu". Il se rapproche ainsi du roi et, en même temps, se place dans des conditions plus favorables pour combattre, en attirant à sa suite les Romains dans une vaste plaine \

Curion croit, en effet, que les Numides craignent de lui livrer bataille; plein de confiance, il descend des hauteurs et se met à suivre l'ennemi". Après une marche de 16 milles

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