Kion. XLVIII
7. A .joins que Dion ne se trompe quand il affirme qu'après leur victoire. Octave e- Antoine se partagèrent les deux Afriques. Si, dès cette époque, Octave se les \''* attribuer toutes les deux, il n'eut, de retour à Rome au début de 41, qu'" nder à Lucius Antonius de faire le nécessaire pour que l'arrangement
•c Marcus fût mis à exécution. Appien (V, 12) dit que les amis d'Antoine
'extius à laisser r.\frique à Octave, après que celui-ci leur eut montré
avait reçu de son collègue. Il est vrai que le même Appien (V, 26)
sœur Fulvie, veillait à Rome aux intérêts de son frère le triumvir, alors en Orient. Sur l'invitation de Lucius, Sextius remit sa province et ses troupes à Fangon, qui devint gouverneur des deux Afriques au nom du jeune César',
IMais Sextius avait, dit-on, trouvé un prétexte pour prolonger son séjour ^- il prévoyait que les choses prendraient bientôt une nouvelle tournure. En effet, cette année-là même, la guerre éclata entre Octave, d'une part, Lucius Antonius et Fulvie, d'autre part, guerre qui devait se terminer, à la fin de février 40, par la capitulation de Lucius à Pérouse. Sextius reçut de Fulvie l'ordre de rentrer en scène. Il réclama VAfrica vêtus à Fangon, qui, naturellement, refusa de la lui cédera Mais ce soudard avait mécontenté les provinciaux par son mauvais gouvernement; ils se mirent du côté de Sextius*, qui réunit autour de lui unissez grand nombre de vétérans et d'indigènes^ Fangon dut se retirer piteusement dans VAfrica nova.
Il châtia sévèrement les Sittiens, qui lui témoignaient leur mépris, et, pour punir Arabion de lui avoir refusé son aide, il le chassa de ses Etats. Le roi se réfugia auprès de Sextius, qui ne voulut pas le livrer à Fangon. Celui-ci envahit alors la vieille province et la ravagea. Sextius marcha à sa rencontre, le vainquit dans plusieurs petits combats, grâce surtout à la cavalerie d'Arabion, le rejeta en Numidie, où il le poursuivit. Mais, Arabion lui étant devenu suspect, il le fit périr traîtreusement.
affirme que Sextius était sous les ordres d'Antoine quand il remit son armée à Fangon. Cela n'est exact que si, après Philippes, VAfrica velus était passée d'Octave à Antoine.