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12. Pline, V, 5 : « Ab Lixo XL m. p. in mediterraneo altéra Augusti colonia est Babba lulia Campestris appellata. » C{olonia C(ampestris) J{ulia) B{abba), sur des monnaies datant des règnes de Claude, Néron et Galba : Miiller, Numism., III, p. 170-2; sur l'une d'elles (n° 258), Ba{bba). Babelon a publié {Rev. numism., 1889, p. 506-7) une monnaie remontant à l'époque d'Auguste, qu'il attribue, probablement avec raison, à Babba, quoique le nom de cette colonie n'y soit pas inscrit.
13. Voir Tissot, Mém. présentés à l'Acad. des Inscr., IX, 1" partie, p. 302; La Martinière, apud Gagnât, L'armée romaine d'Afrique, 2" édit., p. 678, et Bull, archéol. du Comité, 1912, p. 163. Babba devait être sur une rivière, car un pont à trois arches est représenté sur certaines de ses monnaies : Miiller, l. c, p. 171, n°' 261 et suiv. ; Babelon, /. c. ; sur une autre monnaie, un poisson : Miiller, p. 172, n" 282.
d'Ouezzane, au Sud-Est de Lixus, à laquelle Babba était reliée ' ?) ; 3" la colonia (lulia) Valentia Banasa~, à Sidi Ali bouDjenoun^, sur l'oued Sebou, reliée vers le Nord à Tingi, par Lixus et Zili, vers le Sud-Ouest à Sala^ (à l'embouchure de l'oued Bou Reg-reji), vers le Sud-Est à la ville importante de Volubilis (près de Meknès).
En d'autres lieux, des citoyens romains vinrent peut-être se fixer librement dans des centres indigènes : on peut supposer que, là où ils étaient assez nombreux, ils se groupèrent, formant des conventus, comme dans la province d'Afrique à l'époque républicaine '\
Après le rétablissement du royaume de JMaurétanie (25 avant J.-C), ces colonies subsistèrent, comme des enclaves dans les États de Juba II et de son fils Ptolémée. Un document copié par Pline indiquait que l'une d'elles, Zili, était soustraite à l'autorité des rois et rattachée pour la juridiction à une province espagnole, la Bétique^. Il en était probablement de même des autres ^ On sait aussi, par Pline % que les Icositani, c'est-à-dire les citoyens romains domiciliés dans la cité d'Icosium (Alger), étaient rattachés à la colonie d'Ilici, dans l'Espagne citérieure. Il est à croire que ces rattachements remontaient, pour les colonies, à l'époque même où elles furent fondées dans une contrée qui n'était pas une province.
1. L'indication de la distance entre ces deux lieux (y. supra, p. 203, n. 12) atteste l'existence d'une route ou, tout au moins, d'une piste.
2. Pline, V, 5 : « tertia (Augusti colonia) Banasa, LXXV m. p. (ab Lixo) Valentia cognominata-, ab ea XXXV m. p. Volubile oppidum ». Ibid. : <■ amnis Sububus praeter Banasam coloniam defluens ». Une inscription mutilée du second siècle (C'./.L., 21819) mentionne cette colonie, mais ne paraît pas l'a voir appelée /u/ia.
3. Voir Tissot, l. c, p. 277 et suiv. Les chiffres de distances donnés dans les manuscrits de Pline sont inexacts. Il faut les corriger en XLV et LV.
4. La voie reliant Lixus à Sala par Banasa est indiquée dans le routier de l'époque impériale qu'on appelle l'Itinéraire d'Antoniu.