‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 25 sur 357 · Que commandait, dit Appien (/. c), un certain Flamma · texte numérisé non relu

Que commandait, dit Appien (/. c), un certain Flamma

sont tellement surchargées qu'elles coulent; craignant le même sort, les matelots qui occupent les autres ne veulent pas accoster. Quelques soldats atteignent les vaisseaux à la nage. Peu de gens réussirent à partir*. Ils n'arrivèrent pas tous sains et saufs en Sicile : pendant la traversée, des équipages jetèrent, dit-on, leurs passagers à la mer, après les avoir dépouillés de leur argent".

Ceux qui ne purent pas s'embarquer envoyèrent pendant la nuit leurs centurions à Varus, pour l'informer qu'ils se rendaient; ce qu'ils firent. Le lendemain, Juba, ayant vu ces hommes devant Utique, prétendit qu'ils lui appartenaient, puisqu'ils les avait vaincus. Il les fit massacrer"^, sauf des cavaliers germains et gaulois \ qu'il envoya en Numidie. Yarus se plaignit de cette violation des engagements que luimême avait pris, mais il n'osa pas s'opposer aux ordres du roi.

Juba fit son entrée dans Utique, suivi de nombreux sénateurs romains, et il s'y comporta en maître. Puis, au bout de quelques jours, il retourna dans ses Etats, avec toutes ses troupes^ Peut-être envoya-t-il des auxiliaires à Pompée ^ Le Sénat qui siégeait en Macédoine lui décerna le titre de roi ami et allié du peuple romain" : sa victoire sur des légions romaines méritait bien cet honneur tardif.

1. B. c, 43, 2-4; 44, 1. Voir aussi Appieu, /. c; Dion, XLF, 42, o.

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