V. infra, p
(j. Sur ce trésor, o. supra, p. 206, n. 1.
frais ' : elles ont dû être frappées peu de temps auparavant. Il faut, semble-t-il, en conclure, non pas que Séléné vivait encore à cette époque, mais qu'après sa mort, on continua à fabriquer, avec les anciens coins ou avec de nouveaux, des monnaies à son nom et à son image; de même, des monnaies à l'effigie de Masinissa avaient été émises longtemps après lui^ Séléné n'est jamais représentée, ni nommée sur les monnaies oii Juba a été figuré en Hercule, enti-e les années XXXV et XLIIP (10-11 et 18-19 de notre ère). Sauf sur le denier de l'an YI, probablement contemporain de son mariage'*, elle est absente de toutes les monnaies portant des dates^ , entre les années XXX et XLVIII (5-6 et 23-24 après J.-C). Nous allons voir que Juba épousa Glaphyra aux environs de notre ère. Si la polygamie n'était nullement un mauvais cas chez les Maures, elle était interdite aux citoyens romains, par conséquent à C. Julius Juba; d'autre part, Séléné, égale de Juba en dignité, eùt-elle toléré que son mari imitât l'exemple de son père Marc Antoine, qui avait épousé Cléopâtre l'Egyptienne avant d'avoir divorcé avec Octavie?
Nous croyons qu'elle mourut fort peu de temps après la naissance de Ptolémée®. Rien n'autorise à contester à Crinagoras des vers' qui peuvent avoir été faits en l'honneur de la reine de Maurétanie *. C'est l'épitaphe d'une Séléné, dont le poète
1. Regling, Zeitschr. f. Numism., 1910, p. H. D'autres sont usées : Dieudonné, Bev. numism., 1908, p. 301.