Sur ses monnaies
4. E.xceptions : Millier, III, p. 109, n°' 93 et 94; Dieudonné, Rev. numism., 1908,. p. 359-3t)0, n° 71, où elle est appelée seulement K/.eouâxpa; Miiller. Suppl., p. 74, n" 102 a, où elle est appelée Ssî^ev (pour ï!E/,r,vr,).
g. Miiller, p. 108, n"' 84-87; p. 109, n»» 96 et 97. Rev. numism., 1908, p. .360,. no» 73-74.
6. Miiller, p. 108-9, n°' 89-95; p. 109-110, n<" 98-102; Suppl., p. 74, n°' 89 a, 92 a (le n" 102 a nomme à l'avers Juba, en grec, mais ne le représente pas). Bev^ numism., 1908, p. 358-360, n<" 64-72.
7. Mijller, p. 110, n"' 103, 104. Rev. numism., l. c, p. 360, n° 75.
8. La légende Rex luba est inscrite, sans effigie du roi, au revers d'un denier,, offrant sur la face l'image de Cléopâtre : Rev. num., l. c, p. 360, n" 76. — Bronze d'une authenticité douteuse, représentant, d'un côté, la reine assise, avec son nom et son titre, de l'autre, une tête de Jupiter Ammon, avec l'inscription Rcx luba : Rev. nam., 1923, p. 06.
aucune bonne raison d'admettre un partage terri^ jrial entre les deux époux*.
Les effigies tracées sur les monnaies' sont d'un travail si négligé qu'elles ne nous apprennent pas si cette Cléopàtre avait hérité de la beauté de sa mère; elle y montre un visage régulier, mais sans grâce, parfois avec un air assez sévère, peut-être imputable à la maladresse du graveur. On a trouvé à Cherchel, dans les ruines d'un édifice construit sans doute au temps de .Tuba^, une belle tête en marbre^, qui, à en juger par le style, date des environs de l'ère chrétienne. Elle est ceinte du bandeau royal et représente une femme à la figure énergique, dure, au nez busqué, aux lèvres dédaigneuses, à l'aspect plutôt masculin. Les cheveux sont disposés en tresses symétriques, avec une une série de petites mèches coquettement frisées au-dessus du front et autour des tempes. Devons-nous y voii*un portrait de Cléopàtre Séléné? Cela n'est pas impossible, quoique la coiffure que la reine porte d'ordinaire sur ses monnaies soit beaucoup moins compliquée. Si l'hypothèse est fondée, reconnaissons que le bon roi Juba avait reçu du sort et d'Auguste une femme tout à fait dénuée de charme et apparemment difficile d'humeur.
Il eut d'elle un fils, qui naquit peu d'années avant J.-C. '' «t qui fut appelé Ptolemaeus, en souvenir des ancêtres de sa mère.
Quand Cléopàtre mourut-elle? Dans un trésor enfoui en 17-18 après J.-C. et découvert récemment au Maroc '^, beaucoup de monnaies portant le nom de Cléopàtre présentent un aspect très
1. Gomme l'ont cru Mommsen, l. c, p. 273, et Kahrsledt, Klio, X, 1910, p. 301.
2. Mùlier, III, p. 108-111. Imhoof-BIumer, PortnUkopfe auf anliken Mûnzen hellenischer und hellenisirler Volke (Leipzig, 1885), pi. VIII, fig. 20. Hev. nuinism., 1908, pi. X; 1915, figure à la page 311. Zeilschr. f. Numism., 1910, pi. I, lig. 3 et 4.
3. Dans les ruines voisines de l'Esplanade (infra, p. 244-5) : Gauckler, Musée de ■Cherchel, p. 54 et 116.
4. Gauckler, l. c, pi. VIII, lig. 4. Gsell, Promenades archéol., p. 57, a" 111.