Anthol. Palat., VII
8. Hypothèse soutenue par Wolters, Rheinisches Mmeum, XLI, 1886, p. 345. puis par d'autres.
GsELL. — Afrique du Nord. Vni. 15
vante la beauté et la grâce ', et dont la mort coïncida avec une éclipse de lune, au début d'un soir. Selon M. Ancey-, cette éclipse eut lieu le 22 mars de l'an 5 avant notre ère. Je ne suis pas^ compétentpourapprécier silaconcordanceestcertaine; dumoins,, elle n'est pas contredite par les autres données du problème.
L'historien juif Josèplie ^ nous fait connaître une autre femmede Juba : Glaphyra, fille du roi de Cappadoce Archélaûs. Elle avait épousé, vers l'an 17 avant J.-C, Alexandre, fils d'Hérode le Grand, et en avait eu des enfants. Une dizaine d'années plustard, elle fut renvoyée à son père, après qu'Alexandre eut péri par ordre d'Hérode. Elle épousa ensuite Juba de Maurétanie, et, dit Josèphe, ce roi étant mort, elle retourna de nouveau auprèsde son père. Puis, elle devint la femme d'un autre fils d'Hérode,. Archélaûs. Celui-ci gouverna la Judée, avec le titre d'ethnarque^ de l'année 4 avant J.-C. à l'année 6 de notre ère, date à laquelle il quitta l'Asie pour n'y plus revenir. Glaphyra était morte en Judée peu de temps après ce troisième mariage, par conséquent avant, et peut-être plusieurs années avant l'an 6 de l'ère chrétienne. Son second mariage se place donc un peu avant ou un peu après le début de cette ère. Il se termina assez promptement par un divorce, et non par la mort de Juba, puisque, contrairement à l'assertion de Josèphe, le roi mourut au moins 17 ansaprès Glaphyra.
Cette princesse n'est ni mentionnée, ni représentée sur desmonnaies maurétaniennes : elle n'eut donc pas les prérogatives dont Cléopâtre avait joui. Elle n'a laissé en Afrique aucun souvenir, et il se peut qu'elle n'y soit jamais allée. On a supposé avec quelque vraisemblance que Juba fit un séjour en Orient, précisément à l'époque à laquelle il convient d'attribuer son mariage avec Glaphyra. C. Caesar, petit-fils d'Auguste (qui