Millier, III, p
7. VI, 201 : « Paucas (Mauretaniae insulas) modo constat esse ex adverso Autololum a luba repertas, in quibus Gaetulicam purpuram tinguere instituerai. » Voir aussi, pour ces iles, ibid., VI, 203.
insulaeK II y avait eu probablement à Mogador une colonie fondée par Hannon ^, et ce furent peut-être les Phéniciens qui donnèrent à l'île un nom emprunté à leur grande déesse, Hertty luno pour les Grecs et les Latins'; mais cette colonie était bien déchue, ou même détruite, vers la fm du i^"" siècle avant notre ère '. Les rivages gétules de l'Océan abondaient en mollusquesqui fournissaient une pourpre fort appréciée, même avant Juba^ Les ateliers que le roi fit établir à Mogador rendirent quelque activité à ce port et fabriquèrent des étoffes dont la renommée fut grande : la pourpre gétule devint célèbre à Rome, comme l'attestent des vers écrits sous Auguste par Horace et Ovide^ ainsi que des textes plus récents ^
Malgré ces échanges commerciaux avec l'Italie et les provinces de l'Europe occidentale, malgré les colonies romaines échelonnées sur les côtes du royaume, la Maurétanie restait un pays mal connu des Latins, et naturellement aussi des Grecs. Il semble bien qu'une erreur assez forte se soit glissée dans la carte d'Agrippa pour la mesure du littoral entre l'Ampsaga et l'Océan; cette carte aurait indiqué 1038 milles'' (plus de 1 500 kilomètres), chiffre supérieur à la réalité d'environ 170 milles. A la même époque, Strabon puisait presque tous ses renseignements sur cette contrée dans des ouvrages d'Artémidore et de Posidonius, vieux d'un siècle ^ Plus tard encore, vingt an» après la mort de Juba, Pomponius Mêla se contentait, pour décrire les côtes maurétaniennes, de copier tant bien que mal