Voir t. V, p
un ouvrage composé sans doute quelques années avant l'avènement de ce roi^; de sa science propre, il ajoutait que Juba appela Caesarea la ville d'Iol et la rendit célèbre-.
Le commerce ne pouvait guère se développer si l'agriculture restait stationnaire. Mais, à cet égard, nous n'avons d'autres témoignages qu'un épi gravé devant la tête de l'Afrique sur des deniers de Juba", et d'autres épis sur des deniers de Ptolémée*; on peut y joindre, si l'on veut, des cornes d'abondance représentées sur des monnaies de ces deux rois ^
Somme toute, l'état économique de la Maurétanie ne semble pas avoir été mauvais sous Juba et sous son successeur. Nous verrons que l'annexion du royaume à l'Empire romain, après le meurtre de Ptolémée, rencontra de vives résistances : beaucoup d'indigènes regrettaient leurs anciens maîtres. Dans les temps troublés qui suivirent la mort de Néron, Luccéius Albinus, intendant des deux provinces maurétaniennes, ne trouva, diton, rien de mieux, pour se concilier ses administrés, que de prendre les insignes de la royauté et le nom de Juba^ Au iii^ siècle, on adorait encore ce Juba comme un dieu dans un village perdu de la région de Sétif \
Descendant de l'illustre Masinissa, mari d'une reine de la dynastie des Ptolémées, souverain de tous les Maures et de beaucoup de Gétules, Juba tmt à se donner l'apparence d'un grand roi. Il eut le goût du faste et de la magnificence.