Plutarque, Sertorias, 9. Voir t. VI, p. 134, n
5. Références au t. VI, p. 159, n. 10 et 11. — Tète couverte d'une dépouilled'éléphant, probablement l'Afrique, découverte au théâtre de Cherchel, édilice que nous croyons de l'époque de Juba : Gseli, Bull, archéol. du Comité, 1916, p. 54- 57 et pi. IX; Durry, Musée de Cherchel, Supplément, p. 95-90 et pi. X, flg. 4.
0. Monnaies tle Juba : MûUer, p. 103, n° 20; p. 107, n" 76; Rev. numism., 1908,. p. 355, n" 36; pi. XIII, flg. 26. Monnaies de Ptolémée : Millier, p. 126, n" 123-6.
7. Monnaies de Juba : Miiller, p. 103, n" 21, 22; p. 107, n<" 74, 75; Rev. numism., 1908, p. 352, n» 14; p. 360, n" 76; pi. XIII, flg. 15. Monnaies de Ptolémée : MûUer,. p. 126-7, n»' 127-131; p. 130, n°» 197-8.
ginoises disséminées le long des côtes de son royaume, peutêtre aussi dans quelques cités indigènes de l'intérieur. Pour ses études, il eut à se servir de livres carthaginois*. Cependant, il renonça sur ses monnaies à une langue qui, au temps de son père Juba P"" et de son prédécesseur Bocchus, était restée d'un usage officiel. Nous ne connaissons qu'une exception à cet égard : des bronzes frappés dans un atelier royal, à Shemesh (ou Lixus), sur la côte occidentale du Maroc, offrent au revers une légende punique, mentionnant la ville; il est vrai que, sur la face, on lit une légende latine, Rex luba-.
C'est la même légende qui se retrouve sur toutes les autres monnaies émises par Juba, sauf deux, où le nom et le titre du roi sont écrits en grec^ Les autres indications que portent un certain nombre de monnaies sont également en latin, à l'exception de quelques dates (années du règne), pour lesquelles on a employé le grec ^ C'est le système monétaire de Rome qui a été adopté : en principe, du moins, car nous avons vu^ que les deniers sont très souvent de mauvais poids.
Le visage rasé et les cheveux courts de Juba II contrastent d'une manière frappante avec l'aspect barbare de son père : seul, le bandeau royal nous empêche de reconnaître dans cette figure un Romain.
Affranchis par des citoyens romains, les esclaves auxquels Juba et Ptolémée accordèrent la liberté furent, comme eux, des IiUii^, propres à faire souche de citoyens romains. Une dédicace