‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 281 sur 357 · Gonf. t. VI, p · texte numérisé non relu

Gonf. t. VI, p

9. Mùller, III, p. 104 et suiv., n°^ 44-46, 51-54, 63, 64, 66, 67, 69, 70, 72, 74,76, 101-2. Rev. numism., 1908, p. 353 et suiv., n<" 22, 26,33, 3i, 47-55, 79; pi. XIII, flg. 2,21. Etc.

10. Millier, p. 104, n°' 38-40. Rev. numism., 1908, p. 357-8, n°' 56-58, 61; pi. XIII, fig. 36 et 37. — Même image sur des monnaies de Plolémée : Miiller, p. 128, n»' 160-170.

11. Millier, p. 104, n°» 31-37. Rev. numism., 1908, p. 355-7, n-» 39, 41, 42, 52, 55; pi. XIII, fig. 28 et 30.

GsELL. — Afrique du Nord. VIII. 16

Le scyplios, vase à boire du héros, est figuré sur deux deniers*. Entre les années XXXV et XLIII du règne (de 10-11 à 18-19 après J.-C), la peau de lion sert de coiffure à Juba, qui s'identifie ainsi avec Hercule et qui, pour cette raison, est représenté jeune et vigoureux-.

Cet Hercule a les attributs de l'Héraclès grec. Déjà Juba P^ s'était vu, semble-t-il, attribuer Héraclès pour ancêtre ^ Juba II revendiqua le même aïeul, et rien ne prouve qu'Héraclès ait été dans cette affaire le nom que les Grecs avaient donné au dieu phénicien Melqart, ni un déguisement de quelque divinité indigène. Le roi philhellène n'oubliait pourtant pas qu'il était de race africaine : il adopta une généalogie qui le faisait descendre, non d'une Grecque, comme la fille de Thespios, aïeule prétendue de Juba P"", mais d'une Libyenne, Tingé, veuve d'Antée, honorée des faveurs du héros après la mort de son mari *.-

Lui-même et Ptolémée firent frapper des monnaies avec des images de l'Afrique ^, ou bien d'animaux qui symbolisaient cette contrée, éléphant^ et lion^ Juba écrivit un grand ouvrage sur la Libye; nous parlerons au chapitre suivant^ de cette sorte d'hommage à sa patrie.

Il avait sans doute appris le punique. On le parlait et on récrivait encore dans les vieilles colonies phéniciennes et carlba-

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