‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 284 sur 357 · V. supra, p · texte numérisé non relu

V. supra, p

240 I/APRIQUE a LA VEILLE DE L'EMPIRE.

à leurs maîtres*, des épitaphes de plusieurs d'entre eux^ sont rédigées en latin ^ ; on eut même la coquetterie de tourner en vers une de ces inscriptions funéraires \ Certains de ces lulii furent ensevelis à Cœsarea comme l'étaient en Italie des contemporains : dans des caveaux où s'alignaient des niches contenant des colîrets en marbre, récipients pour les cendres des défunts ^

Il y avait, dans le royaume de Maurétanie, des Romains de moins fraîche date : les colons installés par ordre d'Octave- Auguste avant l'avènement de Juba, et aussi des gens que le commerce ou d'autres affaires amenaient, fixaient même d'une manière définitive dans quelques centres importants, surtout dans la capitale. Juba et son fils durent leur montrer une grande bienveillance; des dédicaces latines en l'honneur de ces rois, trouvées à Bougie % où avait été fondée la colonie de Saldas, à Alger (inscription apportée peut-être de la colonie de Rusguniœ'), à GhercheP, sont des hommages de respect et de gratitude rendus probablement par des Romains immigrés.

Il ne semble pas, cependant, que l'exemple des colons et la bonne volonté des souverains aient eu pour effet une large diffusion de la langue et des mœurs latines parmi la population indigène. Il est douteux que des monnaies municipales à légendes latines aient été émises parla cité de Cœsarea au temps

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