C. I. L., VIII, 8927 : dédicace au roi Ptolémée
7. Ibid., 9257 : dédicace au roi Plolémée par un homme portant les trois noms des citoyens romains, « honoribus omnibus patriae suae consummalis ». II avait donc été magistrat dans sa commune. La pierre, comme une autre inscriptioo concernant le même personnage (ibid., 9258), pourrait provenir de Rusguaise, dont les ruines ont, pendant des siècles, servi de carrière aux Algérois.
8. Ibid., 9343, inscription mutilée, dédicace à un roi et à une reine (Juba et Cléopâtre Séléné?), [decret'?]o pagi, peut-être par décret d'une association de citoyens romains. Ibid., 9342 : dédicace au Génie du roi Ptolémée, faite peut-être par un Romain, non par un sujet du roi : voir t. VI, p. 131.
de Juba et de Ptolémée*. Des monnaies de Lixus, où le nom de la ville se lit d'un côté en écriture latine, de l'autre en néopunique, peuvent dater de cette époque ^ Quant aux monnaies bilingues de Tingi, elles ont certainement été frappées sous Auguste, comme le prouvent l'effigie de l'empereur et la légende qui l'accompagne ^ Mais Tingi était, depuis l'année 38 avant notre ère, une commune de citoyens romains '*.
La Maurétanie ne paraissait pas destinée à subir des influences égyptiennes. Elles ne s'exercèrent guère en dehors de la cour royale. Exilée pour toujours de son pays natal, à l'âge de dix ans, Cléopâtre ne se résigna pas à l'oublier et elle sut faire partager à Juba ses sentiments. Elle obtint de lui que leur fils s'appelât Ptolémée : elle estimait évidemment que le sang de ses ancêtres était plus noble que celui du Numide Masinissa. Telle était sans doute aussi l'opinion des Athéniens, qui, plus tard, élevèrent une statue « au roi Ptolémée, fils du roi Juba, descendant du roi Ptolémée^ », c'est-à-dire soit du premier roi de la dynastie, Ptolémée I" Sôter, soit de Ptolémée II Philadelphe, fondateur du gymnase dans lequel cette statue fut dressée.
Sur les monnaies de Cléopâtre Séléné et sur celles qui lui sont communes avec son mari, abondent les images qui rappellent sa patrie, qui attestent sa dévotion aux cultes égyptiens : S3'^mbole d'Isis, surmonté d'une feuille de lotus et de deux épis, flanqué de deux cornes de vache et entouré d'un croissant®; sistre \ crécelle employée dans les cérémonies en l'honneur de cette déesse; vache sacrée, portant sur son dos des attributs