V. infra, p
3. Gsell, Rev. archéol., 1901, I, p. 72-73 et figures. Durry. l. c, pi. VI, (Ig. 2.
vers la fin de la République et le début de l'Empire, et qui avait probablement fleuri à Argos aux environs des années 470-460. Ce sont une statue de caryatide* et un bas-relief représentant un sphinx- : d'une élégance raffinée, mais d'une saveur archaïque, que les copistes ont, d'ailleurs, atténuée; les originaux paraissent être sortis, vers 470, d'ateliers ioniens ou attiques. Un Hercule % — l'ancêtre du roi, — dont les formes robustes sont rendues avec une précision non exempte de sécheresse; peut-être est-ce une copie d'un bronze de A[yron. Une tête* à l'aspect grave, presque sévère, malgré la coquetterie de la coiffure : réplique de l'Apollon dit de l'Omphalos, qui fut créé, vers 460, par un artiste d'Athènes, aîné de Phidias. La statue colossale, célèbre sous le nom d'Apollon de Cherchel % où l'on a voulu reconnaître une œuvre de la jeunesse de Phidias, non encore entièrement libéré des traditions archaïques; d'un€ vigueur et d'une souplesse admirables dans le modelé, d'une noblesse majestueuse dans l'attitude, d'une dignité bienveillante dans l'expression du visage. Deux femmes^, vêtues de l'ample tunique dorienne aux longs plis réguliers, la tête couverte d'un voile; le copiste en avait fait une paire de ligures allégoriques, mais, sauf les attributs qu'elles tenaient, elles reproduisaient sans doute une Déméter sculptée dans l'atelier de Phidias : on y retrouve ce mélange de grandeur et de sérénité, de gravité et de douceur qui caractérise l'art du maître. Une Athéna^, dont l'original était, semble-t-il, d'un élève de Phidias. Deux grandes statues, un
1. Gauckler, l. c, pi. IV. Monuments Piot, X (1903). p. 15, flg. 3.
2. Bull, archéol. du Comité, 1917, pi. XXVI. Durry, pi. I, flg. 1.