Ibid., LXtl
8. Ibid., LXn, 3. Un fragment de Ïite-Live (I. CXll, fr. 37) indique pourtant qu'une attaque simultanée de Cassius et de Bogud faillit èlre heureuse.
L AFRIQUE AUX POMPEIENS. 2r
Lépide, à la tète de forces importantes, se présenta en arbitre. Une trêve fut conclue et Marcellus commença la démolition de ses ouvrages d'investissement. Cela n'empêcha pas les Maures^ de recommencer soudain les hostilités : ils se jetèrent sur un fortin, encore debout, qui se trouvait à proximité de leur camp, et tuèrent un certain nombre de soldats. Mais Lépide, inter- A^enant, mit promptement fin à cette agression'. Cassius fut laissé libre de partir avec ses légions; il les conduisit à Carmo- (Carmona, au Nord-Est de Séville), tandis que Lépide et Marcellus, réunis, se rendaient à Cordoue.
Sur ces entrefaites, C. Trébonius arriva dans la province', avec le titre de proconsul^ pour remplacer Cassius, frappéd'une disgrâce méritée'. Celui-ci songea, dit-on, à résister, mais il ne put obtenir l'assistance de Bogud '. Il établit ses troupes en quartiers d'hiver et, s'étant embarqué à Malaca, il périt dans un naufrage, à l'embouchure de l'Èbre. Bogud était sans doute retourné en Maurélanie.
L'expédition projetée contre Juba avait avorté. César, alors en Egypte, ne jugea pas opportun de confier à un lieutenant la tâche d'en entreprendre une autre : il se réservait de passer lui-même en Afrique, quand il aurait réglé les affaires d'Orient.
Après le désastre de Pharsale, Pompée s'était enfui vers l'Est. A Lesbos, il avait pris avec lui sa jeune femme, Cornélie, et son second fils, Sextus. Puis il avait longé les côtes occi-