Et, naturellement, corriger le total en conséquence
3. L'hypothèse d'un auteur intermédiaire ne me parait pas plus nécessaire ici que pour le passage sur la source du Nil.
être cherchées dans les Isletas'. Capraria est Fuerteventura. Ninguaria répond à Ténérife, située à environ 200 kilomètres de Fuerteventura, la grande Canarie {Canaria) se trouvant dans l'intervalle. Les îles occidentales de l'archipel, Palma, Gomera et Hierro, ne furent pas visitées par les envoyés de Juba, et elles paraissent être restées inconnues dans l'antiquité.
On voit que les renseignements recueillis par l'expédition furent de valeur fort mêHiocre, incomplets, partiellement inexacts, puérils. Le roi de Maurétanie disposait pourtant de moyens qui lui eussent permis de rendre de meilleurs services à la science.
Surtout il eût été glorieux pour lui d'apporter une réponse définitive à ce problème devant lequel les anciens demeuraient perplexes : pouvait-on faire par mer le tour de l'Afrique?
Peu de temps auparavant, Cornélius Népos avait cru faussement, sur la foi d'un écrit, authentique ou apocryphe, d'Eudoxe de Cyzique^ que celui-ci était parvenu, vers la fin du second siècle avant notre ère, à contourner le continent, en partant de la mer Rouge, pour arriver à Gadès. Népos avait mis en cours, d'après ce roman, d'effroyables inepties, auxquelles se mêlaient des emprunts, plus ou moins déformés, au Périple d'Hannon^ Juba crut, lui aussi que la circumnavigation de l'Afrique était possible, mais il ne jugea pas nécessaire d'employer sa marine à en faire la preuve. Au temps oii il composait son traité sur l'Arabie, on lui affirma que des épaves de navires espagnols avaient été trouvées dans la mer Rouge* : c'était là un argument décisif, qui, avant lui, avait entraîné la