‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 302 sur 357 · Conf. t., I, p. 320, n · texte numérisé non relu

Conf. t., I, p. 320, n

2. Aventurier dont l'histoire vraie est racontée par Strabon (II, 3, 4), d'après Posidonius (conf. t. VI, p. 91-92).

3. Voir Pomponius Mêla, III, 90-95, 99; Pline, II, 169; VI, 187-8, 197, 199, 200. Ce sont des emprunts à Cornélius Népos.

4. Pline, II, 168 : <« res gerente C. Caesare, etc. » Cette indication vient sans doute de l'ouvrage sur l'Arabie, que Juba écrivit à l'intention de G. César et dont nous parlerons plus loin.

•conviction d'Eudoxe*. Et puis, Hannon ne disait-il pas qu'il -s'était avancé jusqu'à la Corne du Sud (Nôtou Képaç dans la traduction grecque de sa relation)? Le Carthaginois appelait ainsi une baie qui s'ouvre probablement sur la côte de Gabon '^. Mais le même nom avait été donné par des Grecs au cap Guardafui % à partir duquel la côte orientale d'Afrique court vers le Sud. Confondant sans doute baie et cap, Juba se persuada qu'Hannon était parvenu jusqu'en face de l'Arabie *, jusqu'au -cap que, sous le nom de promontoire Mossylique, le roi indiquait comme étant la limite de l'Océan Atlantique ^ Par delà •ce cap, s'étendaient des parages connus des marins égyptiens. Aux yeux de Juba, le problème était donc résolu ; point n'était besoin de vérifier une chose certaine.

Le long du continent, ses vaisseaux ne semblent guère avoir •dépassé Mogador, puisque, pour atteindre les Canaries, ils prirent le large. Les colonies fondées plus au Sud par Hannon avaient été détruites ^ Des pêcheurs de Gadès '', parfois des marchands audacieux* s'avançaient peut-être, encore jusqu'à l'embouchure de l'oued Draa, et même plus loin, jusqu'en face •des Canaries, et l'on avait des notions vagues sur cette partie ■du littoral. Au delà, c'était l'inconnu : des noms empruntés •au Périple d'Hannon masquaient mal une ignorance profonde.

La carte qu'Agrippa fit dresser à l'époque de Juba, et pour laquelle ce dernier aurait pu fournir des renseignements,

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