‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 304 sur 357 · Voir t. II, p. 180, n. 1; t. V, p · texte numérisé non relu

Voir t. II, p. 180, n. 1; t. V, p

7. Strabon, II, 3, 4 (vers la fin du second siècle avant notre ère). y

8. Strabon, III, 4, 3; Pline, II, 169 (mentions de voyages commerciaux accomplis par des gens de Gadès à la fin du second siècle).

n'indiquait pas de ports après le portus Rhysaddir*, qui paraît devoir être identifié avec Mogador^; plus au Sud, elle donnait les noms de plusieurs fleuves (entre autres, du Darat, oued Draa), d'un promontoire, de diverses peuplades, le tout placé presque au hasard, pour finir par deux noms empruntés, selon l'usage, au Périple d'Hannon. Au second siècle de notre ère, les renseignements précis de Ptolémée s'arrêtent également à la région de Mogador; plus loin, il commet les erreurs les plus grossières , soit par ignorance , soit par répétition de noms qui se rapportent à des lieux plus septentrionaux, soit par désir de placer quelque part des noms que le Périple carthaginois avait transmis à la postérité ^

Pas plus sur les côtes de l'Océan qu'à l'intérieur du continent, Juba n'avait arraché à l'Afrique ses secrets. Les rois de Perse, Alexandre et ses successeurs firent plus pour le progrès des connaissances géographiques que ce savant couronné, dont la bibliothèque avait trop peu de fenêtres sur le dehors.

Juba ne se contenta pas de lire beaucoup, pour le plaisir égoïste d'apprendre. Il voulut faire part de sa science; il ambitionna la renommée littéraire. Il y avait à cette époque, chez les Grecs et chez les Latins, des écrivains d'une puissance de travail et d'une fécondité prodigieuses ; les uns consacrant le meilleur de leur vie à quelque œuvre colossale, comme l'historien Tite-Live et le compilateur Diodore de Sicile; les autres composant une foule d'ouvrages sur les sujets les plus variés : tels Alexandre de Milet, dit le Polyhistor, « celui qui sait

t. Apud Pline, V, 9-10 (ce passage est emprunté à la carte d'Agrippa : voir t. III, p. 391, n. 6).

f 2. Voir l. Il, p. 178. La largeur indiquée par la carte d'Agrippa pour la Manrétanie-Gétulie, 467 milles, nous amène à peu près à Mogador : i\ supra, p. 213.

Page 1