‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 305 sur 357 · Conf. C.-Th. Fischer, De Hannonis Periplo, p. 72 et suiv · texte numérisé non relu

Conf. C.-Th. Fischer, De Hannonis Periplo, p. 72 et suiv

beaucoup » ; Didyme d'Alexandrie, surnommé Chalkentéros, « l'homme à l'estomac d'airain », auteur de plus de 3.500 traités*; le Romain Varron, qui, à une érudition formidable, sut allier quelque réflexion. .Tuba tint à honneur d'être leur émulée Nous connaissons par leur titre neuf de ses ouvrages'; il en avait certainement publié beaucoup plus*. Tous étaient en langue grecque ^ Aucun ne nous est parvenu, mais, grâce à des citations plus ou moins textuelles, éparses dans divers auteurs, Pline, Plutarque, Athénée, etc., nous en avons d'assez nombreux fragments*^. La plupart sont, il est vrai, très courts, et, quand la référence précise manque, il n'est pas toujours aisé de deviner de quel traité ils ont été tirés : par exemple, une description des oiseaux de Diomède, ou cataractes, hôtes d'une île du littoral apulien'; un long et insipide éloge de la cuisine, que Juba avait copié dans une comédie d'un Athénion, les Samothraces ^ Au recueil qui a été fait de ces épaves, on peut joindre des textes où l'emprunt à Juba n'est pas expressément indiqué, mais qui sont étroitement apparentés à d'autres, où il Test'.

1. Si l'on en croit Suidas (s. v. 'lôoa;), ce Didyme aurait eu des polémiques avec Juba.

2. Sur Juba écrivain, on peut consulter H. Peter, Ueber den Werth der historischen Schriftstellerei von Kônig Juba II von Mauretanien (Meissen, 1879). et Susemihl, Geschichte der griechischen Litleralur in der Alexandrinerzeit, II (1892), p. 402-414.

3. Des Physiologicn, mentionnées par Fulgence (Mylhol., II, 1, 72, p. 40 de l'édition Helm : « sicut luba in Fisiologis [sic] refert >■), paraissent être apocryphes : Susemihl, l. c, p. 412, n. 360. Il ne faut pas confondre le roi Juba avec un métricien de même nom, qui écrivit en latin vers la fin du n° siècle de notre ère, ou plus tard encore.

4. « 11 écrivit un très grand nombre d'ouvrages », dit Suidas (L c).

5. Plutarque range Juba parmi les écrivains grecs (César, 55; Coinpar. de Pélopidas et de Marcellus, 1).

6. Réunis dans Fragmenta historicorum Graecorum de Millier, 111, p. 465-484 (recueil que je citerai en indiquant seulement le numéro donné au fragment par Mùller; p. ex. : Fr. 84).

Page 1