‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 314 sur 357 · Fr. 71 et · texte numérisé non relu

Fr. 71 et

théâtre \ nous en avons une qui a été empruntée au dix-septième livre ^ : c'était donc une œuvre de longueur respectable. Les fragments conservés se rapportent à des instruments de musique, inventés dans différents pays % à des danses grecques ou barbares \ à la manière dont il convient de répartir les rôles entre les acteurs ^

Enfin, un traité Sur la corruption du langage ^ comptait deux livres au moins. On n'en possède qu'une seule citation certaine : elle se rapporte à un mot grec qui désignait un jeu obscène ^ Peut-être est-il permis d'y joindre un autre fragment *, qui explique pourquoi Cléopâtre (la belle-mère du roi) appelait « poterie (xipaao;) d'or et d'argent » la vaisselle précieuse : avec les progrès du luxe, celle-ci avait remplacé la vaisselle d'argile, sans pourtant prendre un autre nom. Juba semble donc avoir examiné dans cet ouvrage les altérations que subit le sens des mots.

Nous voilà à la fin de cette liste, longue, quoique fort incomplète : liste quelque peu déconcertante dans sa variété. Nous devons maintenant nous demander ce qu'il faut penser de la science du royal touche-à-tout.

Avouons franchement qu'elle n'était pas d'une qualité très haute. Ces doctes traités paraissent avoir été surtout des compilations hâtives, où le travail des copistes préparait largement celui de l'auteur. Il est vrai que, réduits à de misérables bribes de l'œuvre de Juba et ne connaissant pas davantage les écrits qu'il a dû consulter, nous sommes d'ordinaire incapables

1. ©eaTptxTi îffTopia : Fr. 73 (Athénée), 75 (Sopatros, cité par Photius), 76 (scolie à Aristophane), 81 (scolie à Démosthène). ©catpixâ : Fr. 74 (Hésychius).

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