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GsELL. — Afrique du Nord. VIII. 18
d'apprécier l'emploi qu'il a fait de ses devanciers et ce qu'il a ajouté à tes sources *. Nous pouvons cependant affirmer que,, pour l'histoire des Assyriens, il avait puisé tout son savoir dans Bérose : lui-même le déclarait^. Dans les Arabica, il s'était servi d'un certain nombre de compagnons et d'historiens. d'Alexandre ^, surtout du pilote Onésicrite * et de l'amiral Néarque ^ Pour les origines de Rome, plusieurs de ses fragments concordent exactement avec des passages de Denys d'Halicarnasse % dont V Archéologie romaine fut publiée en 7 avant J.-C. : il avait donc copié cet auteur, à moins que tous deux n'en aient copié un troisième. Des citations, qui concernent les institutions romaines et qui doivent provenir des Similitudes, attestent l'emploi de Varron ^ avec des additions ou corrections empruntées à une source différente, Denys d'Halicarnasse ou quelque autre ^ On a supposé que, dans son Histoire romaine, Juba s'était beaucoup servi de Tite-Live et, pour la fin de la République, d'Asinius Pollion : ce sont là de vaines hypothèses. Mais il est certain qu'il avait consulté un autre historien latin de son temps, Sulpicius Galba : il le mentionnait à propos de Romulus ^
Il savait assurément beaucoup et il en donnait d'abondantes preuves. Par malheur, son érudition était très supérieure à son
i. C'est ainsi que, pour ce qui concerne la musique, E. Rohde soutient que- Juba s'est beaucoup servi de Tryphon d'Alexandrie; C. A. Bapp estime, au con-^ traire, que Tryphon a copié Juba; d'autres les croient mutuellement indépendants, etc. On perd son temps à s'acharner sur des questions insolubles.