‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 321 sur 357 · Fr. 71 et · texte numérisé non relu

Fr. 71 et

7. Il cite onze fois Juba : voir à VIndex de l'édition Kaibel, III, p. 632. Les ouvrages auxquels il se réfère expressément sont le Traité sur la Libye, VHistoire du théâtre, et les Similitudes.

8. Nat. anim., IX, 58; XV, 8; XVI, 15. On peut y joindre VII, 23, où l'emploi de Juba n'est pas douteux.

relatifs aux éléphants ' et à d'autres animaux de l'Afrique du Nord". L'a-t-il consulté directement? Cela est douteux. D'assez foonnes raisons ont été données ^ pour soutenir qu'il l'a connu par l'intermédiaire d'Alexandre de Myndos*. Ce zoologiste, ou plutôt cet amateur de zoologie, écrivait avant le milieu du ï*'' siècle de notre ère; s'il a vraiment copié Juba, il a lu et dépouillé ses ouvrages, — peut-être seulement les Libyca^ — peu de temps après leur publication. Il est possible que le même Alexandre de Myndos ait servi de source intermédiaire à Plutarque, àa.ns son Intelligence des animaux^, et aussi à un ■contemporain d'Elien, Philostrate, dans les passages de la Vie du thaumaturge Apollonius de Tyane où Juba est cité à propos des éléphants ^

Deux auteurs chrétiens, Tatien, dans le dernier tiers du îf siècle, et, un peu plus tard, Clément d'Alexandrie, ont fait usage du Traité sm^ les Assyriens'' ; nous ignorons si Tertullien* en connaissait autre chose que le titre.

Il n'est guère vraisemblable que Juba ait été lu par Solin^, au III® siècle, par Ammien Marcellin '", au iv% par des scoliastes, lexicographes et autres auteurs de basse époque*', qui le citent. Cependant, vers le v*' siècle, Etienne de Byzance put

1. Nat. anim., I, 38; II J 8; IV, iO; V, 49; VI, 56; VI, 61; VII, 2; VII, lo; VII* 44; VII, 45; VIII, 15; VIII, 17; IX, 56.

2. Conf. supra, p. 263. Pour ces emprunts à Juba, voir Wellmann, dans Hermès, XXVII, 1892, p. 389 et suiv.

Page 1