Chap. XVII, 1-3, et XXV
rois de Rome : elles concernent presque toutes des institutions, et non des événements historiques. Comme nous ignorons à peu près tout de V Histoire ou Archéologie romaine, il est outrecuidant de prétendre savoir l'emploi que Plutarque a pu en faire dans ses Vies : on n'a même pas la preuve qu'il ait connu cette Histoire. Laissons donc de côté les fragiles hypothèses qui ont été faites sur le rôle d'intermédiaire que Juba, historien des Romains, aurait joué entre Tite-Live et Asinius PoIIion, d'une part, Plutarque et Appien, d'autre part'. Quant aux passages de V Intelligence des animaux où Plutarque cite Juba, quant à ceux oii, sans le citer, il le reproduit pourtant-, — comme l'attestent des passages parallèles d'autres auteurs qui le citent expressément, — il n'est pas sûr qu'il soit allé les chercher chez Juba lui-même; peut-être les a-t-il trouvés chez un intermédiaire'.
Dans la deuxième moitié du second siècle de notre ère, le médecin Galien a eu en mains le traité sur l'euphorbe".
Nous ne savons pas si des citations faites par des philologues de la fin du if siècle et du début du iii% Pollux^ Harpocration*. Athénée', peuvent être considérées comme des témoignages d'une connaissance directe de certaines œuvres du roi.
A l'époque de Septime Sévère, Elien, dans son Traité sur les animaux^ cite plusieurs fois Juba ^, et l'on est en droit d'affirmer ou de supposer qu'il dépend souvent de lui pour les chapitres
1. Conf., pour l'époque des guerres puniques, t. III, p. 202.