Appelée peut-être aussi F Gallica
13. Suétone, l. c, 24. — A cette identification, on a objecté un passage d'Appien (/. c), affirmant que, « maintenant encore •> (/.al vjv), la cinquième légion porte sur ses enseignes un éléphant, en souvenir de ses exploits contre les éléphants
jusqu'alors à la guerre civile, et Ton ignore d'oii elle vint en Sicile'. Les quatre autres avaient combattu à Pharsale et attendu en Campanie le retour du dictateur- : la legio décima^ fameuse par ses exploits, s'était montrée la plus ardente dans la révolte ^ Les légions de recrues avaient été créées depuis le début de la guerre civile; quatre portaient les numéros XXVI, XXVIII, XXIX et XXX*; la cinquième était peut-être la legio Martia^. La XXX" légion venait d'Espagne, où elle avait été conduite en 49, aussitôt après sa formation". Nous n'avons pas de renseignements pour les autres. Les deux légions que Curion, partant pour l'Afrique en août 49, avait laissées en Sicile, s'y trouvaient sans doute encore : on peut admettre que €ésar les emmena, puisqu'il les avait sous la main\
de Juba, lors de la campagne de César. Or, au temps d'Âppien (vers 160 après J.-C), la seule légion V qui existât encore était la V Macedonica : la V Alaudae avait disparu dans le dernier tiers du i" siècle. A quoi les uns ont répondu en proposant d'identifier la V Alaudae et la V Macedonica (Riese, dans Germania, I, 1917, p. 38-39), — ce qui ne paraît pas admissible (voir Ritterling, dans la Real- Encycl., s. v. Legio, p. 1565), — les autres en accusant Appien (lequel en était bien capable) d'avoir copié distraitement un auteur qui écrivait, lui, en un temps où la V Alaudae existait encore. Selon une autre hypothèse (Mommsen, Res gestae Divi Augusti, 2" édit., p. 69; Gardthausen, Augustas, II, 1, p. 68), la légion V de l'expédition d'Afrique aurait été distincte de la V Alaudae et aurait pris plus Tard le nom de V Macedonica (l'existence d'une légion appelée ainsi n'est pas certaine avant Auguste).
1. Mention de son passage à Messine : B. A., XXVIII, 2. Cette legio V, légion de vétérans [ibid., I, 5), ne peut être confondue avec une légion que Cassius Longinus ajouta en 49 aux quatre dont il disposait dans l'Espagne ultérieure [v. supra, p. 25), car la légion espagnole était de formation plus récente que la legio XXX, l'une des légions de recrues que César emmena en Afrique (voir Bell. Alex., L, 3, et LUI, 5; conf. Drumann-Groebe, l. c, p. 718).
2. La légion XII, qui était aussi en Campanie, reçut, au mois d'août 47, l'ordre de se diriger vers la Sicile et ne voulut pas obéir (Cicéron, Ad Attic, XI, 21, 2). Elle ne participa pas a l'expédition d'Afrique.