‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 71 sur 357 · F. supra, p · texte numérisé non relu

F. supra, p

États de Masinissa, qui s'étendaient entre ceux de Juba et les «iens*. Il s'y montrait tout disposé, car Masinissa était l'allié de Juba ^, par conséquent un ennemi, lui aussi, dont le royaume était bon à prendre et à garder. Mais ce Bocchus, ce barbare, serait-il assez habile pour exécuter la diversion qui serait d'un si grand secours à César? Un autre acteur entra en scène.

P. Sittius, de Nuceria^ en Campanie, avait été, une vingtaine d'années plus tôt, un personnage de quelque importance à Rome. Il s'était fait des amis influents : un parent de Sylla le dictateur, P. Cornélius Sulla*, élu consul en 66^; Cicéron^, qui devait parvenir au consulat en 63; sans doute d'autres ■encore. Héritier d'une belle fortune', il avait voulu l'accroître par des opérations de banque dans les provinces et à l'étranger*; il s'était engagé dans une grosse affaire avec un roi de Maurétanie'. Pour se procurer les fonds nécessaires, il avait contracté à Rome de grosses dettes'" et, aux échéances, il n'avait pas pu les rembourser. Ses prêteurs le poursuivirent *^ Il n'attendit pas le jugement et quitta l'Italie *^, vers le début de l'année 64'^ Après son départ, son ami Sylla, qu'il avait chargé de ses

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