Appien, l. c
se constitua même une petite flotte'. Il intervint, naturellement contre rémunération, dans les guerres que se faisaient les rois indigènes : passant de l'un à l'autre, se mettant du côté du plus offrant et lui assurant la victoire -.
Il n'avait aucune obligation envers César; il n'était même jamais entré en relations avec lui ^ Mais il comprit qu'en l'ai* dant à vaincre Juba et les Pompéiens, il agirait selon son propre intérêt : si le dictateur l'emportait, c'était la certitude d'une belle récompense, c'était aussi, — à supposer que Sittius en eût cure, — la réhabilitation d'un honneur fort compromis. Avec Bocchus, il entra dans la lutte'.
La guerre que nous allons raconter, le bellum Africum, ou Afiicanum^, nous est assez bien connue. Nous en avons une bonne relation, qui, quoique n'ayant aucun caractère officiel, a pris place, on ne sait comment, dans le recueil des campagnes de César ^
C'est une sorte de journal, clair, précis, exposant les faits dans un ordre chronologique rigoureux : ce qui a parfois l'inconvénient de hacher et de disperser le récit. L'auteur faisait certainement partie de l'armée du dictateur. Il avait une expérience militaire et un sens topographiqne qui révèlent un
1. On ne sait quand. Elle est mentionnée en 46 : B. A., XGVI, 1.