Appien et Dion, II. ce
5. Les deux formes sont données dans les manuscrits de la relation du compagnon de César; elles sonl également admissibles : conf. les exemples cités dans le Thésaurus linguae Latinae, I, p. 1254-5. Un manuscrit porte : Liber belli AJ]'ric(a)e.
(). J'indique les divisions des chapitres d'après l'édition de R. Schneider (Berlin, 1905). — Le texte olîre (.-à et là des allérations et des lacunes. Il n'y a pas lieu d'accepter l'hypothèse de nombreuses interpolations, qui seraient dues à l'introduction de gloses marginales dans le texte.
officier distingué'. Il n'appartenait cependant pas à l'entourage immédiat, à l'état-major de César ^, car, plus d'une fois, il avoue ou trahit son ignorance des plans du généraP. Doué d'un esprit vif et curieux, il s'efforçait de connaître et de comprendre ce dont il n'était pas lui-même témoin. Mais, comme il est naturel, il insiste surtout sur les événements auxquels il a participé : ainsi s'expliquent les lacunes de son récit de la bataille de Thapsus, qui se déroula en deux lieux éloignés l'un de l'autre, et dont il paraît n'avoir vu que la moitié*. Très attaché à César, il juge avec sévérité les républicains^ et Juba. Cependant, nous n'avons aucune raison de croire qu'il ait altéré la vérité ; il ne cache pas son respect pour Caton'". Ce n'était point un lettré : son style est lourd, gauche, avec un vocabulaire pauvre, des tournures de phrases monotones, des répétitions de mots fatigantes \ des termes empruntés à la langue de la conversation, mais évités par les puristes, voire même des fautes de syntaxe.
On ignore son nom. On l'ignorait déjà vers le début du second siècle de notre ère. Certains attribuaient cet ouvrage à Hirtius ou à Oppius, deux lieutenants de César ^ Mais ni l'un, ni l'autre n'avaient participé à la campagne d'Afrique ^, et le style d'Hirtius, auteur du VIII* livre des Commentaires de la guerre des Gaules, diffère de celui du Bellum Africum^'^. Des
1. Il était bien plus inlolligent et iaslruit que l'auleur du Betlum Hispaniense.