‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 82 sur 357 · Dion, XLII, 58, 2-3. Suétone, Jules César · texte numérisé non relu

Dion, XLII, 58, 2-3. Suétone, Jules César

5. B. A., III, 2. Pour la position de ce camp par rapport à la ville, voir ibid., VI, 1.

6. Dion (XLII, 58, 2) dit que César fit la traversée à l'insu de ses ennemis et contre leur attente, car ils ne pensaient pas qu'il viendrait les attaquer en hiver.

qu'il n'ait pas été informé quelque peu à l'avance de l'approche d'une flotte qui suivait le littoral depuis les parages du cap Bon.

César interdit aux siens de se disperser pour marauder. Il fit le tour des remparts, voulant se rendre compte de la nature des lieux, puis il rentra à son camp'.

Un de ses lieutenants, L. Munatius Plancus, — le futur fondateur de Lyon, — avait sans doute été l'ami de Considius; il proposa d'entrer en relations avec lui, afin d'essayer un accommodement. César l'y ayant autorisé, il chargea un prisonnier de porter une lettre au chef pompéien. Considius n'ouvrit même pas cette missive, que l'envoyé lui disait venir de « V imperator César^ »; il la transmit à Scipion, «le seul im|)era<or du peuple romain », après avoir fait tuer sous ses yeux l'homme qui la lui avait présentée ^

Toute la nuit et une partie du jour suivant^. César attendit vainement une réponse. Les remparts, dont il avait constaté la solidité, s'étaient garnis de défenseurs^: on sait^ que Considius commandait à deux légions. Calpurnius Pison, qui, de Clupea, avait vu passer la flotte, l'avait suivie le long des côtes, avec environ 3 000 cavaliers indigènes, et accourait au secours ^ De nombreux cavaliers numides, mis à la disposition des républicains par Juba, arrivaient aussi, pour toucher leur solde*. Sauf sept cohortes de vétérans, César n'avait sous la main que

On a peine à admettre que les Pompéiens n'aient pas eu quelques informations sur les préparatifs faits à Lilybée, sur la venue du dictateur et celle de nombreuses troupes et de nombreux vaisseaux en ce lieu. Mais, ce qui est certain, c'est qu'ils ignoraient où César avait l'intention de débarquer; les Gésariens ne le savaient pas eux-mêmes.

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