‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 83 sur 357 · Ibid., VI, 1 iVonf. V · texte numérisé non relu

Ibid., VI, 1 iVonf. V

des légionnaires novices. Il ne pouvait espérer prendre Hadrumète d'assaut et il ne devait pas s'attarder devant elle, car il risquaitd'être enveloppé parune cavalerie trèssupérieureàlasienne.

Il donna l'ordre du départ'. Les ennemis, Numides qui venaient du dehors, troupes de la garnison, occupèrent son camp, dès qu'il l'eut abandonné, et assaillirent son arrièregarde. Quelques cavaliers gaulois'^ tinrent têle à 2 000 cavaliers africains et les rejetèrent vers la ville. A cette attaque, succédèrent de nouvelles charges, repoussées de même. Cependant, la petite armée s'avançait sans précipitation, couverte en queue par les cohortes de vétérans et une partie de la cavalerie. Les Numides devinrent moins pressants à mesure qu'on s'éloigna d'Hadrumète ; puis ils ne se montrèrent plus^

César avait marché vers le Sud-Est. C'était le seul parti qu'il eût à prendre : il ne pouvait pas s'écarter de la mer, des vaisseaux qu'il avait amenés et sur lesquels il se réfugierait si la situation s'aggravait encore, de ceux qu'il attendait anxieusement; il ne pouvait pas non plus se diriger vers le Nord, au risque d'être pris entre les ennemis d'Hadrumète et ceux qui allaient venir d'Utique. La ville libre de Leptis était à 27 kilomètres d'Hadrumète, par la voie la plus directe, qui s'allongeait à la base de la presqu'île triangulaire de Monastir. Elle avait d'excellents remparts*, avec un littoral largement ouvert. II est vrai qu'en ce lieu, la côte est précédée de bas-fonds qui rendent l'approche dangereuse : les vaisseaux mouillaient d'ordinaire au large ^ ; pourtant, on avait, tant bien que mal, aménagé un port^ En 203, Hannibal, revenant d'Italie, avait débarqué là

1. Erreur dans Dion, XLII, 58, 4 : César aUaque llàdruinète, mais il est repoussé et même chassé de sou camp.

2. Trente, d'après les manuscrits, mais le chiiïre est peut-être altéré.

Page 1