Ibid., vin
7. Ibid , IX, 1, où les manuscrits donnent « III non. ian. », mais où il faut certainement lire 1111 : voir Schneider dans son édilion, p. loi.
Dans cette rapide expédition, il réquisitionna tous les chariots, toutes les bêtes de somme'. Il donna aussi des ordres pour qu'on apportât le plus de bois possible- : il en avait besoin pour les travaux du futur camp.
Vers le soir, laissant à Ruspina, avec une légion, T. Saserna, frère du Saserna qui commandait à Leptis, il conduisit au port, situé à deux milles de la ville, les sept cohortes de vétérans qu'il avait empruntées à la (lotte. Il embarqua ces troupes qui, comme lui-même, passèrent la nuit à bord. Que se proposait-il de faire? Tous l'ignoraient, mais la confiance qu'il inspirait et la sérénité de son visage calmaient un peu les esprits anxieux.
Il voulait aller à la recherche des navires égarés et, en cas de nécessité, les défendre contre des attaques. A laube, il s'apprêtait à lever les ancres'', quand on vit paraître une partie de ces vaisseaux. Il fit sans retard descendre à terre les vétérans qu'il avait amenés au port, puis les nouveaux venus. Avec eux tous, il retourna à Ruspina ', et, près de cette ville, il fît tracer le camp où il allait séjournera
]VJais le blé qu'il avait recueilli ne pouvait suffire au ravitaillement de l'armée, en attendant qu'il en vînt par mer. Le 4 janvier, cinq jours après son arrivée en Afrique^, César entreprit une expédition plus importante que celle de l'avantveille \ Il emmena trente cohortes^ (environ 10 000 hommes) : €e qui prouve qu'il craignait d'être attaqué. A ces légionnaires,