‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 86 sur 357 · Jbid., Vil · texte numérisé non relu

Jbid., Vil

Ce jour-là, par un heureux hasard, quelques transports et galères arrivèrent à Leptis ' : ce qui porta l'infanterie à environ 8 000 hommes-. C'était peu encore. César chargea dix galères de se mettre à la recherche des vaisseaux égarés, — dont plusieurs, ne sachant où aller, se dirigeaient vers Utique, — et de les protéger au besoin contre l'ennemi \ Il envoya en Sicile une partie des autres navires de guerre, avec Rabirius Poslumus. Ce gros financier, célèbre par ses rapines en Egypte et par un piocès où il avait eu pour avocat Cicéron, mettait maintenant au service du dictateur son intelligence d'homme pratique : il reçut l'ordre de hâter le départ du second convoi''. Il fallait aussi trouver de quoi nourrir les troupes. César confia à Salluste d'autres vaisseaux, pour se rendre à l'île de Cercina, car il avait appris que les républicains 3^ avaient de grands approvisionnements de blé\ Il écrivit en Sardaigne et dans d'autres provinces, demandant qu'on lui fît parvenir des vivres sans aucun retard".

Le 2 janvier', il laissa, sous le commandement de C. Ilostilius Saserna, six cohortes à Leptis, dont il désirait garder le port à sa disposition, et il revint à Ruspina avec le reste des siens. Il avait sans doute reconnu, deux jours auparavant, que le plateau qui portait cette ville offrait une position très favorable à l'établissement d'un camp retranché. Il déposa ses bagages à Ruspina et, comme il manquait de vivres, il alla, avec des troupes équipées légèrement, chercher du blé dans les fermes du voisinage. Il en troava d'assez grandes quantités.

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