B. A., XI, 3 et XII
68 Jl'LES CÉSAR ET L'AFUIQUE.
débarrassés de tous fardeaux inutiles, il joignit un petit nombre de cavaliers' et d'archers-, pour servir d'éclaireurs ou pour faire des perquisitions ^
Vers la cinquième heure du jour* (onze heures du matin), il se trouvait à trois milles (quatre kilomètres et demi) de son camp% dans une vaste plaine, très unie*^, mais à peu de distance de collines ', qui s'élevaient du coté de l'Ouest ou du Nord-Ouest* : probablement en un lieu recouvert aujourd'hui par le lac de Sahline, lequel paraît s'être formé depuis l'antiquité ^ Des cavaliers, détachés en vedettes, vinrent lui annoncer l'approche de l'ennemi : ce qui fut confirmé par un large nuage de poussière. César rappela aussitôt tous les cavaliers et archers' dispersés aux alentours. 11 se porta luimême en avant, suivi de ses cohortes. Il se décidait donc à affronter la lutte : il ne pouvait espérer regagner son camp avant d'être rejoint par les Pompéiens, et une retraite dans ces conditions eût risqué d'être un désastre. Quand les ennemis apparurent, il ordonna à ses hommes de mettre leur casque et de se préparer à combattre *".
Dès qu'on avait appris à Utiqiie le débarquement de César, Labiénus '' s'étaitmis en route, avec des troupes capables d'aller vite : 1600 cavaliers germains et gaulois, 8 000 cavaliers indi-
1. Quatre cents : ibid., Xll, 3. 11 n'y a pas de bonnes raisons pour remplacer ce clylîre par un chillre plus élevé.
2. Cent ciufjuante, d'après une correction certaine : B. A., l. c. (conf. Xll, 2).